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«Friday Black» de Nana Kwame Adjei-Brenyah: un jeu de massacres explosif et tonifiant

Retenez bien son nom. Avec son premier recueil de nouvelles, cet Américain de 28 ans bouscule les règles et expose, avec lucidité, comment les Etats-Unis et le monde sont déjantés, violents, déshumanisés.

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Responsable des "Livres du Soir" Temps de lecture: 4 min

Ce qui est impressionnant dans ce recueil de nouvelles, c’est peut-être encore plus que le cri horrifié de l’auteur devant le monde qu’il regarde effaré, la manière dont il nous fait sentir combien ce monde a perdu toute dignité, tout respect, toute normalité. Nana Kwame Adjei-Brenyah, né aux Etats-Unis de parents ghanéens, utilise toutes les possibilités de la fiction pour exhiber cette société, la nôtre, à ses lecteurs : dystopie, surréalisme, satire, fantastique, caricature, suspension de l’incrédulité du lecteur. On ne devrait pas croire à ses histoires tant elles sont irréalistes, et pourtant c’est par ce biais-là qu’il nous fait toucher du doigt ce que notre société est véritablement. On le sait, la fiction est plus vraie que la réalité. Cet oxymore est remarquablement appliqué dans ces douze nouvelles formidables, qui font déjà d’Adjei-Brenyah un auteur qui compte, comme James Baldwin, Toni Morrison, Ta-Nehisi Coates ou Colson Whitehead.

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