Coronavirus: plus de 12.250 signatures contre l’interdiction des voyages non essentiels

Coronavirus: plus de 12.250 signatures contre l’interdiction des voyages non essentiels
Photo d’illustration prise en mars 2020. - Photo News

La pétition en ligne pour la levée de l’interdiction des voyages non essentiels à destination et à partir de la Belgique a dépassé vendredi les 12.250 signatures.

Le texte se fonde sur la plainte déposée le 10 mars auprès de la Commission européenne par Thierry Masson, conseiller des Français de l’étranger élu en Belgique, avec le soutien de Jérémy Michel, également conseiller des Français de l’étranger de Belgique.

Les arguments pointent un manque de proportionnalité de la mesure, qui s’étend également aux zones vertes.

Il est aussi remarqué que l’interdiction des voyages non essentiels à compter du 27 janvier et initialement jusqu’au 1er mars a été prolongée à plusieurs reprises, avec comme dernière date butoir le 18 avril.

« 2,5 millions de personnes privées de liens familiaux en Europe par cette mesure, c’est insensé », estime Thierry Masson. « J’ai une demande simple : remplacer cela par des tests PCR obligatoires et des septaines, comme prévu par les recommandations européennes d’ailleurs, et rembourser ces tests – c’est ce que fait la France – au moins lorsqu’ils sont obligatoires. » Il avance que cette décision est primordiale pour les quelque 300.000 Français qui vivent en Belgique.

Il fait valoir que l’étude « Analyse critique d’une interdiction non essentielle », publiée mardi par un regroupement de chercheurs, juristes et avocats, conforte les arguments juridiques présentés dans la plainte auprès de la Commission européenne. Ces derniers jugent cette interdiction comme étant contraire au droit européen et à la libre circulation au sein de l’Union européenne, ainsi qu’à la liberté de quitter tout pays consacrée dans la déclaration universelle des droits de l’Homme. Ils relèvent que cette interdiction visait à freiner l’arrivée des variants, qui sont aujourd’hui bien présents sur le territoire belge, et qu’« il est aujourd’hui impossible d’avancer des bénéfices probants au niveau de la lutte contre le covid de cette mesure à la fois disproportionnée et générale. En effet, comment justifier qu’elle s’applique quel que soit le niveau de circulation du virus dans le pays de destination ou d’origine du voyageur ? »

 
 
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