Accueil Société Enseignement

Face à la recrudescence du coronavirus, les écoles belges seront fermées cette semaine

Présentées comme une priorité nationale depuis la rentrée de septembre, les écoles étaient dans l’œil du cyclone depuis quelque temps en raison, selon les autorités fédérales, d’un taux de contamination important parmi les moins de 19 ans.

Temps de lecture: 3 min

Alors que l’épidémie de coronavirus reprend vigueur en Belgique malgré des mesures strictes appliquées depuis octobre dernier, le pays a décidé de refermer l’ensemble de ses écoles et de suspendre les cours cette semaine, à quelques jours du début des vacances de Pâques.

Présentées comme une priorité nationale depuis la rentrée de septembre, les écoles étaient dans l’œil du cyclone depuis quelque temps en raison, selon les autorités fédérales, d’un taux de contamination important parmi les moins de 19 ans couplé toutefois à un testing massif dans les établissements scolaires.

La fermeture décidée par le comité de concertation mercredi dernier, au terme de plusieurs jours de palabres entre fédéral et communautés, compétentes en matière d’Enseignement, n’a en tout cas pas fait l’unanimité.

Ainsi, dans une circulaire adressée jeudi passé aux directions d’écoles, la ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir (PS) n’a pas hésité à remettre en cause le bien-fondé du Codeco à reconfiner l’enseignement.

Ultime recours

Depuis des mois, celle-ci n’a eu de cesse de dire que la fermeture des écoles, vu les dégâts pédagogiques et psychologiques qu’elle génère, ne pouvait intervenir qu’en ultime recours.

Or, « les écoles ne sont pas subitement devenues le lieu de tous les dangers bien qu’il soit incontestable que des contaminations puissent s’y produire. Les enfants et les jeunes ne sont pas soudain devenus des bombes épidémiologiques », a-t-elle notamment écrit.

Plutôt qu’une motivation strictement épidémiologique, la décision du Codeco de fermer les classes s’inscrirait en réalité dans la volonté de faire participer l’école à un effort collectif, a poursuivi la ministre.

Et la décision n’est pas mieux passée au nord du pays. « Cibler les enfants pour pouvoir garder les magasins ouverts, je ne le comprends pas », a réagi le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA). « Nous nous sommes accrochés à la conviction que, en tant que société, nous devons donner priorité à l’enseignement, à nos enfants et jeunes (…) Non, les enfants et l’école ne sont pas le moteur du virus », a-t-il par ailleurs répété.

Il est prévu que les écoles rouvrent le 19 avril, en présentiel pour tout le primaire et le secondaire. Pour appuyer leur volonté, les ministres de l’Enseignement pourront brandir une nouvelle déclaration de l’Unesco qui qualifie de « catastrophe générationnelle » la fermeture des écoles.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

2 Commentaires

  • Posté par Bauduin Dominique, lundi 29 mars 2021, 20:50

    Fermer les écoles, c'est la meilleure façon de mettre en contact les grands parents avec leurs petits enfants... Qui va s'occuper des enfants quand les parents sont en télétravail?

  • Posté par Heneffe Jean-marie , lundi 29 mars 2021, 10:22

    « Les écoles ne sont pas subitement devenues le lieu de tous les dangers bien qu’il soit incontestable que des contaminations puissent s’y produire. Les enfants et les jeunes ne sont pas soudain devenus des bombes épidémiologiques » Si on examine les chiffres fournis par Sciensano (https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_Weekly_report_FR.pdf), la positivité des 0-9 et 10-19 est restée très semblable à ce qu’elle était en février ou début mars. Ce qui a vraiment changé, c’est que le nombre de tests a fortement augmenté pour ces catégories d’âges et que donc, in fine, bien plus de cas positifs sont apparus dans les statistiques. L’école n’est pas plus moteur de l’épidémie qu’il y a un mois. La stratégie était bonne : surveillance, testing, arrêt des classes ou des écoles à problèmes. Un reset allait de toute façon être obtenu avec les vacances de Pâques. Pendant ce temps, le virus « anglais » s’est développé plus vite que les vaccinations et la troisième vague nous a touchés. Les buts poursuivis consistent à réduire les contacts pour aplanir la courbe. Fermer les classes s’inscrit en effet dans la volonté de la faire participer à un effort collectif, et comme l’école, ce sont des millions de contacts journaliers…

Aussi en Enseignement

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une