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Grève générale: «La solidarité entre les travailleurs impose la négociation et le sens des réalités», selon Georges-Louis Bouchez

Le président du MR réagit à la journée d’actions nationale décrétée par la CSC et la FGTB.

Temps de lecture: 3 min

La CSC et la FGTB appellent à la grève nationale, voire à la « télégrève » ce lundi. Les deux syndicats réclament des salaires plus décents pour les travailleurs. Les syndicats ne veulent pas entendre parler d’une norme salariale plafonnée à 0,4 % (en plus de l’indexation automatique des salaires) pour les deux prochaines années, une recommandation du Conseil central de l’Economie considérée comme une « aumône » par les organisations de travailleurs.

« Des gens veulent travailler et ne le peuvent pas pour des raisons sanitaires et 2 syndicats appellent à la grève ceux qui sont autorisés à œuvrer », a réagi Georges-Louis Bouchez sur Twitter. Et d’ajouter : « La solidarité entre les travailleurs impose la négociation et le sens des réalités. Le PIB baisse, nous devons faire face. »

« Totalement insensé et particulièrement inopportun »

Même son de cloche du côté de la fédération des entreprises de Belgique. La FEB regrette « que les syndicats aient décidé d’entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l’emploi », exprime-t-elle dans un communiqué lundi. « Convaincue » de ne pas être la seule à juger la journée d’actions nationale décrétée par la CCS et la FGTB « irresponsable », elle lance le #jetravailleaujourdhui.

La FEB dénonce l’absence des syndicats autour de la table des négociations ces dernières semaines. « Dans un pays qui reste l’un des plus prospères au monde, faire grève n’a jamais été une solution », estime Pieter Timmermans, CEO de la FEB. « La meilleure option consiste à se remettre autour de la table et à conclure un accord équilibré. Un accord qui, d’une part, protège la compétitivité de nos entreprises – et donc également l’emploi –, et d’autre part, octroie une augmentation salariale qui tient compte de la réalité socio-économique. »

« La grève était inévitable »

Pour Thierry Bodson, le président de la FGTB invité sur Bel RTL, « la grève était inévitable »

Pour rappel, la FGTB et la CSC attendent des efforts de la part des secteurs qui ont pu sortir gagnants de la crise du coronavirus. Les syndicats constatent que les dividendes filent vers les actionnaires mais que rien n’est prévu pour les employés. Ils demandent aussi de revoir à la hausse le salaire minimum et des accords sur les fins de carrière.

« Il faut arrêter de dire que la grève est un échec »

Le PTB et Raoul Hedebouw soutiennent le mouvement syndical et pilonnent la gauche au gouvernement. Selon le député fédéral, qui s’est exprimé sur La Première (RTBF), « ça montre que les lignes bougent. Le mouvement social met la pression sur la Vivaldi. » Et d’ajouter : « M. De Croo est déjà en train de plier. »

Raoul Hedebouw a répondu aux critiques disant que la grève est irresponsable en période de crise sanitaire : « Il y a beaucoup de travailleurs qui continuent de travailler sur le terrain. » Pour le député PTB, « il faut arrêter de dire que la grève est un échec. »

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35 Commentaires

  • Posté par Lombard Fernande, lundi 29 mars 2021, 20:57

    GLB n'a pas totalement tort : les actionnaires de Colruyt ont reçus 180 millions d'€uros cette année. Ce qui est quand même nettement moins que les 6 milliards espérés et ils ne font pas grève, EUX !...

  • Posté par Chalet Alain, lundi 29 mars 2021, 17:32

    Les "actionnaires" sont souvent de petits épargnants, qui préfèrent placer ainsi une partie de leurs économies, plutôt que de tout laisser sur un livret ou compte d'épargne qui est "sûr", mais ne rapporte pas grand-chose. Acheter une action (= une partie d'une société) est à la portée de tout le monde et est utile, car cela finance notre économie (laquelle paie les salariés, fait vivre les indépendants et permet aussi de payer le chômage, nos pensions, nos soins de santé et l'enseignement). Mais c'est aussi risqué, car toute société peut faire faillite et ses actionnaires perdent alors tout. C'est pour cette raison que les actionnaires ne placent ainsi leur argent qu'en échange d'une bonne rétribution (le dividende), taxée cependant au total à environ 50% en Belgique. Pourquoi ne pas devenir vous-même actionnaire?

  • Posté par Chalet Alain, mardi 30 mars 2021, 0:47

    Desmet Marc, votre commentaire reprend et exagère de vieux clichés caricaturaux. Et beaucoup de gens ont un peu d'épargne et gagneraient à l'investir en bourse, en commençant par exemple par l'un ou l'autre fonds ou ETF/tracker bien diversifié, ce qui réduit fortement les risques.

  • Posté par Desmet Marc, lundi 29 mars 2021, 20:38

    Tout à fait faux! Monsieur et Madame "tout le monde" n'ont pas d'argent à risquer en bourse alors on laisse le petit reste des revenus sur ce livret qui ne rapporte rien, mais accessible immédiatement pour les coups dur. Le principe de la bourse est de ne pas y jouer de l'argent que l'on aurait besoin rapidement sinon c'est la "cata". Le jeu de bourse est fait pour ceux qui ont la possibilité de pouvoir attendre parfois des mois, des années... les vendeurs à perte font les gains des autres. L'intérêt négatif du livret d'épargne est un coup magnifique pour diriger l'argent vers d'autres produits attractifs mais risqués...

  • Posté par Dupont Vincienne, lundi 29 mars 2021, 17:03

    Bouchez qui parle de "sens des réalités" et de "solidarité", c'est délicieux. On dirait presque Strauss-Kahn qui pérorerait sur la chasteté et l'abstinence.

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