Pour Thibaut Courtois, le partage des Diables rouges en République tchèque a été «trop dramatisé»

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Thibaut Courtois n’a pas l’habitude d’avoir sa langue en poche. Dernier exemple en date, la conférence de presse des Diables rouges à un peu plus de 24 heures de la rencontre face à la Biélorussie. Le gardien du Real Madrid estime que la presse a exagéré le trait après le partage en République tchèque. Et que c’est en juin et en juillet que les Diables devront être performants pour aller chercher le trophée qui leur manque.

Thibaut Courtois, faut-il s’inquiéter en vue de l’Euro après le partage réalisé en République tchèque?

On a dramatisé et on a tiré des conclusions sur base d’un seul match. C’était un déplacement difficile. La République tchèque est une bonne équipe capable de bien presser et de se créer des occasions en venant à cinq ou six dans le grand rectangle. On a bien défendu. Ce n’était pas notre meilleur match mais ce n’était pas le moins bon non plus. Pour nous, c’est un match utile car on apprend beaucoup plus de choses dans ce genre de match que quand on gagne 2 ou 3-0. Ce partage nous servira pour plus tard.

Est-ce que le monde extérieur est devenu trop exigeant avec la sélection belge?

Sans doute. On a beaucoup de qualités dans le groupe et c’est toujours chouette de nous voir jouer de manière exceptionnelle et de gagner 3 ou 4-0. Mais on ne peut pas toujours être à 100%. Sans oublier qu’il y a un adversaire en face. La presse doit être critique à notre encontre mais il ne fallait pas dramatiser après ce match en Tchéquie et dire qu’on ne peut plus être champion d’Europe. Ce n’est pas comme cela que le football fonctionne. Ce n’est pas maintenant qu’il faut être exceptionnel mais durant l’Euro. Pour l’instant, il faut gagner les matches et prendre les trois points.

Ce sera impératif face à la Biélorussie ce mardi soir. Comment voyez-vous ce match?

Ce sera un match compliqué. Même si ce n’est pas la faute de Louvain, le terrain n’est pas dans un très bon état. Cela ne facilite pas notre jeu rapide et technique. Il faudra être concentré dès la première minute, être bien défensivement et leur faire mal offensivement. Tout le monde pensait qu’on allait se qualifier facilement mais ce n’est pas le cas. On l’a vu face au pays de Galles et la République tchèque. Il n’y a plus de match simple. C’est vrai pour les autres sélections comme l’Espagne qui s’est imposée à la dernière minute.

Si tout se passe comme prévu, vous serez moins sollicité qu’à Prague…

Parfois ce sont les gardiens qui sont les stars de la rencontre, parfois ce sont les attaquants. L’important, c’est que tout se passe bien pour l’équipe et qu’on parvienne à obtenir un bon résultat. On a analysé le jeu de la Biélorussie et on sait qu’ils jouent avec des longs ballons. Je devrais être attentif à cela. Comme c’est le cas à Madrid, j’aurais également un rôle dans la construction du jeu. J’aurais moins de travail avec les mains mais certainement pas avec les pieds.

Comment jugez-vous votre saison jusqu’ici?

Je me sens très bien. J’ai beaucoup aidé le Real Madrid en début de saison. J’espère obtenir un titre avec le Real et peut-être aussi un titre avec la Belgique en juillet durant l’Euro.

Est-ce que vous êtes actuellement dans la forme de votre vie?

C’est aux journalistes de le dire. Je suis dans mes bonnes années de gardien. On dit toujours que c’est entre les 29 et 33 ou 34 ans. C’est mon cas actuellement. Au-delà de ça, je suis bien et ce sentiment perdure quand vous parvenez à faire des arrêts qui aident l’équipe. Je continue aussi à travailler dur pour m’améliorer et conserver mon état de forme pour aider le Real et les Diables.

Sur quels aspects avez-vous le sentiment d’avoir progressé ces derniers mois?

J’ai progressé dans mon jeu au pied. Zinedine Zidane demande à ses gardiens de participer à la construction et de pouvoir jouer au pied même lorsque vous êtes sous pression. J’ai bien progressé dans ce domaine-là. Avec l’expérience, je lis également mieux les situations de jeu. Je suis plus fort mentalement aussi. Vous évoluez aussi dans tous les autres domaines parce que le football évolue constamment. Au final, je suis un gardien plus complet.

Cela fera bientôt douze ans que vous êtes footballeur pro. Est-ce qu’il n’y a pas une forme de lassitude qui peut s’installer notamment en raison des critiques qui arrivent de toutes parts…

On est toujours facilement jugé mais il ne faut pas oublier les efforts consentis. Chaque jour, il y a des caméras qui sont braquées sur nous. À chaque match, il faut être à 110%. Dans mon cas, tout le monde attend que je fasse à chaque fois des arrêts décisifs. Mais on continue aussi parce qu’on a toujours le plaisir en nous. Si on est à la bonne place et dans le bon club, on a envie d’être à l’entraînement et d’être performant. Personnellement, je suis à Madrid, je suis proche de mes enfants et cela fait de moi l’homme le plus heureux du monde.

 
 
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