Coronavirus: la stratégie 2.0 de testing lancée

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Photo News

Les pharmacies seront fournies en autotests à partir du 6 avril, a annoncé lundi le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke lors d’une conférence de presse consacrée à la stratégie de dépistage du coronavirus en Belgique.

Ces autotests sont des tests antigéniques rapides auto-prélevés et auto-lus, « c’est-à-dire que le citoyen fait tout lui-même », a précisé Carole Schirvel, commissaire de gouvernement adjointe. Le préleveur est donc aussi celui qui lit le résultat, obtenu en 15 à 20 minutes.

Les personnes bénéficiant de l’intervention majorée (BIM) ne devront payer qu’un euro. Le remboursement, dont la mise en oeuvre est prévue à partir du 12 avril, sera toutefois limité à deux fois par semaine par membre du ménage, a ajouté le ministre Frank Vandebroucke. Pour les autres, il faudra débourser entre 5 et 10 euros, le prix final n’étant pas encore connu, a signalé Mme Schirvel, précisant que cela « dépendra de différents facteurs ».

Pour l’instant, un seul distributeur a reçu l’approbation de l’Agence fédérale des médicaments et produits de santé (AFMPS) pour les autotests, dont plusieurs millions d’unités sont attendues cette semaine afin d’être distribuées dans les pharmacies, a indiqué Mme Schirvel. Plusieurs dossiers sont à l’étude auprès de l’AFMPS « et nous espérons que la liste des autotests va s’allonger ». Le processus sera évalué après quatre semaines.

Mme Schirvel et le ministre Vandenbroucke ont insisté sur le fait que les autotests étaient réalisés, pour le moment, « par courtoisie », pour diminuer les risques de contagion. Ils ne donneront droit à aucune liberté individuelle ou autorisation supplémentaire, au vu de la situation épidémiologique, qualifiée de « sérieuse » par le ministre de la Santé.

Si l’autotest – réalisé par un frottis nasal moins profond que lorsque ce test antigène est effectué par un professionnel de la santé – s’avère positif, ce résultat devra toujours être confirmé par un test PCR. S’il est négatif, une confirmation ne sera pas nécessaire. Les autotests affichent une fiabilité moindre que les PCR mais sont utiles pour mettre en évidence les personnes hautement infectieuses, les « superpropagateurs », a expliqué Mme Schirvel.

Les autotests ne pourront être réalisés par les enfants de moins de 12 ans, ce sont leurs parents qui devront effectuer le prélèvement et en analyser le résultat. Herman Goossens, président de la taskforce testing, a aussi signalé que la température de conservation de ces autotests pouvait influencer leur fiabilité. Le mieux est de les garder dans une armoire, à une température comprise entre 15 et 25ºC.

Par ailleurs, depuis la semaine dernière, les entreprises peuvent demander gratuitement au fédéral des tests antigéniques rapides pour tester, de manière préventive, leur personnel qui ne peut télétravailler. Ce dépistage doit être réalisé de manière répétée. En une semaine, 50.000 tests ont déjà été demandés, « ce qui est encourageant », a commenté Mme Schirvel. À terme, 150.000 tests par semaine pourront être fournis.

Ces tests rapides, encadrés pour les entreprises par la médecine du travail, peuvent être réalisés par un médecin ou un membre du personnel infirmier ou encore, après une formation, par tout professionnel de la santé. À nouveau, le résultat est obtenu dans le quart d’heure et ne doit pas être envoyé au laboratoire pour analyse.

Le gouvernement fédéral met à disposition gratuitement ces tests antigènes rapides jusqu’au 1er mai. Le but est de « donner une impulsion » à un dépistage préventif répété dans les entreprises, a souligné la commissaire adjointe du gouvernement. Le fédéral dispose de 570.000 tests antigènes rapides et a lancé des commandes européennes pour plus de 500.000 unités supplémentaires, a ajouté le ministre.

La première ligne de défense contre l’épidémie de coronavirus reste cependant les tests PCR, ont insisté le ministre Vandenbroucke et la commissaire adjointe du gouvernement, Mme Schirvel. Il s’agit du type de dépistage présentant la plus haute fiabilité. En cas de symptômes du coronavirus ou d’un contact à risque, il est indispensable de se faire tester, dans un centre de dépistage ou auprès de son médecin généraliste. En outre, ces tests PCR détectent les variants du virus, au contraire des autotests.

Concernant les tests salivaires, ils doivent, pour l’instant, toujours être analysés en laboratoire, comme les tests PCR, ont expliqué les intervenants. Leur fiabilité ne permet pas (encore) un résultat rapide. Le ministre de la Santé a par ailleurs annoncé que les projets-pilotes de tests salivaires dans l’enseignement seraient évalués dans les prochains jours.

 
 
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