Fanny Lecluyse doit renoncer à l’Euro de natation

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Ce week-end, à Anvers, les meilleurs nageurs belges se retrouveront, covid oblige, en (très) petit comité à Anvers pour l’Open Belgian Qualification Meet destiné à leur offrir une nouvelle chance de qualification pour l’Euro de Budapest (17-23 mai), voire pour les JO de Tokyo pour lesquels ils ne sont toujours que deux à avoir gagné leur place, Louis Croenen (200 m papillon) et Fanny Lecluyse (200 m brasse).

Cette dernière ne sera toutefois pas présente dans la piscine du Wezemberg, pas plus qu’elle n’ira à l’Euro, où elle rêvait de podium. La nageuse du Dauphins Mouscronnois souffre, en effet, du genou droit depuis le mois de décembre, où elle avait dû écourter son programme lors des épreuves de sélection olympique néerlandaises, à Rotterdam.

« Pendant quelques semaines, j’ai tenté de passer à travers la douleur, mais fin février, comme elle restait très présente, à la demande du docteur Johan Bellemans (le médecin du Team Belgium, NDLR), j’ai subi un scan, une IRM et une échographie », explique Lecluyse. « Il a vu que je souffrais d’une déchirure du ligament interne du genou et m’a ordonné d’arrêter tout de suite de solliciter mes jambes. Depuis lors, je continue à m’entraîner en brasse uniquement avec les bras en plaçant un « poolboy » (un support de flottabilité) entre les jambes et en travaillant mes ondulations avec les hanches. Je ne pourrai recommencer à sprinter normalement que le 17 mai. Trop tard pour aller à Budapest. »

La blessure dont souffre Lecluyse est, selon elle, due à une usure de son organisme, sollicité à très haut niveau depuis plus de dix ans. « La brasse n’est pas une nage naturelle et les genoux encaissent beaucoup », indique-t-elle. Le repos relatif qu’elle s’inflige est destiné à « sauver » ses Jeux, les troisièmes (et derniers) de sa carrière, pour lesquels elle s’était brillamment qualifiée en 2019 lors des Mondiaux de Gwangju, où elle avait fini 7e de la finale du 200 m brasse et avait battu son record de Belgique, le fixant à 2.23.76.

« C’est dur, surtout mentalement, de devoir renoncer à l’Euro, où je visais le podium et où on comptait sur moi pour le relais 4 x 100 m 4 nages », regrette-t-elle. « Je me suis dit « Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? ». Mais j’essaie de rester calme. Je sens que je progresse à l’entraînement. Je pars en stage, ce lundi, pour deux semaines à Belek, en Turquie. Et j’espère trouver une ou deux compétitions en juin pour me tester et retrouver le rythme avant Tokyo. »

 
 
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