Répondre aux besoins des entrepreneurs wallons

Entreprendre. Un verbe toujours plus présent dans nos quotidiens. Les PME sont le cœur du tissu économique et les principaux pourvoyeurs d’emplois. Mais l’aventure entrepreneuriale est plus redoutable que jamais… Pour relever le défi ? Les entrepreneurs peuvent compter sur le soutien et les informations du 1890.

En deux ans, le projet 1890 a démontré sa plus-value aux côtés des (futures) entreprises wallonnes : informer et orienter, soutenir l’esprit d’entreprise et le déploiement d’activité.

Du commerce de proximité à la start-up technologique, en passant par l’entreprise de construction, la biotech ou la PME de services, l’entrepreneuriat est un puissant vecteur pour créer de la valeur, s’investir professionnellement dans une passion, voire « changer » le monde. Derrière chaque projet, une femme, un homme, ou un groupe de personnes, qui s’engage (nt) et qui ose (nt) prendre des risques. Des aventuriers des temps modernes. Comme le formule Peter Drucker, l’un des pères du management : « Chaque fois que vous voyez une entreprise réussir, dites-vous que c’est parce qu’une personne, un jour, a pris une décision courageuse  ». Quelle que soit la taille de son entreprise, ses aspirations, ses moyens, chaque entrepreneur se lance dans un challenge, souvent gratifiant, mais aussi semé d’obstacles. Un véritable saut dans l’inconnu, qui exige de se renseigner, de s’entourer et de se laisser parfois guider.

Informer et orienter

Chaque entrepreneur a un profil distinct, un parcours différent et un secteur d’activité spécifique, mais ils partagent souvent le même besoin de soutien et de guidance. Que ce soit pour démarrer, se développer, déployer ses activités à l’étranger ou passer la main : quelles primes pour l’entreprise  ? ; comment financer la croissance ou un magasin ? ; où obtenir de l’aide pour franchir une mauvaise passe ? ; etc. Trouver des réponses à ces nombreuses questions, recevoir des informations fiables, découvrir de nouvelles voies et solutions, c’est tout l’enjeu. Un rôle endossé par le 1890 de la Sowalfin depuis plus de deux ans. Sur le terrain, ce « guichet unique » est parvenu à démontrer sa plus-value aux côtés des (futures) entreprises wallonnes, notamment en assurant ses missions originelles : informer et orienter. Soutenir l’esprit d’entreprise et le déploiement d’activité, et bien plus encore ! Solidement ancré au sein de l’écosystème wallon, le 1890 propose ses services via trois canaux.

Sur écran et au bout du fil

Via son site internet 1890.be, le dispositif wallon permet un accès permanent à une véritable mine d’infos utiles concernant l’entrepreneuriat en Wallonie. Un canal de référence pour dénicher les aides financières, les solutions de financement, les mesures d’accompagnement, les formules de formation, etc. Les contenus de la plateforme web sont quotidiennement mis à jour, afin répondre de forme fiable à un maximum de demandes des entrepreneurs. Un formulaire en ligne permet aussi de contacter les équipes du 1890 et d’obtenir un retour dans les 48 heures… Autre canal, même efficacité : le téléphone ! Du lundi au vendredi de 12 h à 17 h, un numéro d’appel unique permet de joindre un conseiller. Bien plus qu’une « simple » source d’information, ce support de communication est synonyme d’écoute, d’échange et de pistes de solutions. Après avoir raccroché, l’entrepreneur sait généralement comment agir ; où aller ; à qui s’adresser.

Un suivi personnalisé

Si le site internet et la ligne téléphonique sont les portes d’entrée principales du 1890, un troisième canal permet d’aller encore plus loin. L’assurance pour le (futur) entrepreneur de ne jamais être abandonné sur le chemin. En fonction de son projet ou de sa demande, il peut se voir proposer une rencontre avec un conseiller. Le but ? Identifier et cibler encore mieux ses besoins spécifiques. Des rendez-vous physiques partout en Wallonie pour un suivi sur mesure. Des points de contact essentiels, disséminés sur le territoire et nés de collaborations avec des partenaires privés. Malgré la crise du coronavirus, ce canal de soutien n’a pas cessé de se développer en 2020, notamment avec l’arrivée d’un nouveau partenariat. Il s’est également amplifié à travers l’organisation de nombreuses formations.

Ensemble, face à la crise

Malgré sa « jeunesse », le 1890 a dû se réinventer pour contrer les effets de la crise. Le but ? Continuer à répondre aux besoins, aux interrogations et aux peurs des entrepreneurs, face à un évènement hors du commun. Devant l’explosion des demandes « coronavirus », l’équipe du 1890 est ainsi passée de 9 à 50 personnes, afin d’assurer la présence quotidienne de dix conseillers. Toujours disponibles pour recevoir les nombreux appels, portant sur l’ouverture des commerces, les mesures sanitaires ou encore les indemnités. La veille informationnelle a également dû être adaptée et améliorée afin de répondre à l’immédiateté de la crise, poussant le guichet unique à collaborer davantage avec les instances officielles. Un soutien précieux pour les entrepreneurs wallons.

SE LANCER MALGRÉ LA CRISE ? OUI !

C’est le choix de Camille Schittecatte, qui a démarré Cam & Dogs, une activité de toilettage et de prise en charge d’animaux, en décembre 2020. Sans-emploi depuis le premier confinement, cette jeune maman a pris son destin en main avec l’aide du 1890.

« Après plusieurs expériences professionnelles, j’avais à cœur de lancer ma propre activité », explique Camille. « Mais ma situation n’est pas confortable, alors j’avais des craintes et je ne savais pas par où commencer ». Grâce au bouche-à-oreille, elle découvre l’existence du numéro d’information 1890. À l’autre bout du fil, le conseiller prend le temps de répondre à ses questions… « J’avais 1.001 demandes, notamment à propos de l’argent, qui reste le nerf de la guerre », poursuit la graphiste de formation. « Je voulais savoir comment dénicher mes premiers clients et générer des revenus. Je me demandais comment financer l’aménagement éventuel d’une annexe pour installer mon activité. » Ses doutes éclaircis, certaines idées démystifiées et de nouvelles infos en main, elle est redirigée vers le troisième canal du 1890.

Dans le vif du sujet

Orientée vers un partenaire local, Camille obtient un rendez-vous avec un conseiller de l’UCM. « Nous avons creusé mon projet et exploré de nombreuses pistes. Il m’a à la fois rassuré et challengé », détaille-t-elle. « Je voyais plus clair, notamment sur la nécessité d’étoffer mon offre — pas uniquement du toilettage — afin de toucher une clientèle plus large. Mais aussi de ne pas me cantonner aux chiens, car d’autres besoins existent sur ce marché ! » Choisir la bonne niche, communiquer clairement, analyser les premiers résultats, autant d’atouts pour démarrer du bon pied. Cam & Dogs sur les rails, Camille garde précieusement le 1890 dans un coin de sa tête, consciente que l’aventure est encore longue et qu’elle aura besoin d’aide à chaque étape. « Se lancer dans ce qu’on aime, c’est à la fois grisant, passionnant et… angoissant. C’est vraiment super de pouvoir compter sur l’écoute et les conseils d’experts. »

camille@cameanddogs.be

« Se lancer dans ce qu’on aime, c’est à la fois grisant, passionnant et… angoissant », Camille Schittecatte, fondatrice de Cam & Dogs

LE 1890… EN CHIFFRES !

Après avoir fêté ses deux années d’existence, le 1890 est devenu incontournable pour les entrepreneurs wallons, notamment en raison du contexte de crise. Les trois canaux ont connu une année 2020 d’exception en termes de fréquentation et de soutien offert.

Sur le site internet 1890.be, le nombre de pages vues a quadruplé par rapport à 2019 et les visiteurs sont trois fois plus nombreux, avec une moyenne annuelle de 1 000 visiteurs quotidiens. Depuis le début de la crise en mars 2020 ? Un total de 400 000 visiteurs et de 1 740 000 de pages vues.

La ligne téléphonique 1890 a aussi véritablement explosé, notamment parce que le numéro est devenu le point de contact unique en Wallonie pour les indemnités Covid. Le service est ainsi passé de quatre lignes ouvertes à une dizaine. Des 1260 en 2019 à… 60 000 appels depuis le début de la crise. Au pic de fréquentation, le 1890 gérait jusqu’à 1 500 demandes quotidiennes.

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