«Confinement ter repetita», «On rentre à la maison»... : la presse française lassée après l’allocution de Macron

La presse française est lassée après l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron.
La presse française est lassée après l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron. - Photo News

La presse française est partagée entre attente du «bout du tunnel» et lassitude face à un «confinement» «ter repetita», au lendemain de l’annonce mercredi soir d’un nouveau tour de vis en France pour faire face à l’épidémie de coronavirus.

«On rentre à la maison», titre le quotidien gratuit 20 minutes. «Régime sec pour tous», lâche le Télégramme. «Le bout du tunnel en mai?», s’interroge en Une le quotidien Ouest France. «En avril sur un fil, en mai...» reprend Libération, sur une photographie crispée du président lors de son allocution radio-télévisée.

«Cet effort national du mois d’avril sera-t-il le dernier ? On voudrait y croire, mais la confiance s’est étiolée», tacle Benoît Gaudibert dans l’Est Républicain. «Les atermoiements, le manque d’anticipation de l’exécutif depuis un an font peser le doute sur ses promesses de vaccination de masse d’ici l’été.»

Pour lui, l’allocution résonne «comme un aveu d’impuissance, alors qu’on approche la barre des 100.000 morts».

Même si le mot n’a pas été prononcé, «force est de constater que les ‘efforts’ demandés hier ont toutes les apparences — ter repetita — d’un nouveau confinement», estime, dans un édito amer, le directeur des rédactions du Figaro Alexis Brézet, qui voit dans la décision de fermer les écoles «un cruel renoncement».

«Retour à la case maison», se résigne Pascal Coquis dans les Dernières Nouvelles d’Alsace. «Tenir donc, tenir encore, tenir toujours. Tenir jusqu’à ce que les vaccins soient enfin là en nombre suffisant»... «il n’y a désormais plus d’autre stratégie, ni même d’alternative», conclut-il.

«L’exécutif fait le choix de s’en remettre au civisme et au sens des responsabilités de chacun, estime Jérôme Chapuis dans son édito pour La Croix. Les fêtes de Pâques habituellement propices aux rassemblements familiaux nous diront dans quelques jours s’il a été entendu.»

Sur le même sujet
PolitiqueFrance
 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous