Fourniret: «L’audition de Monique Olivier apporte des éléments nouveaux», selon l’avocat du père d’Estelle Mouzin (vidéo)

Fourniret: «L’audition de Monique Olivier apporte des éléments nouveaux», selon l’avocat du père d’Estelle Mouzin (vidéo)
Photo News

L’ex-femme du tueur en série Michel Fourniret, Monique Olivier, a été emmenée mercredi dans les Ardennes pour aider la justice dans une nouvelle opération de recherche du corps d’Estelle Mouzin, sans permettre de la retrouver mais livrant « de nouveaux éléments », selon l’avocat du père de la victime.

Le convoi de quatre véhicules, dont la voiture emmenant la juge d’instruction Sabine Kheris et Monique Olivier, s’est rendu en début d’après-midi dans une zone marécageuse, située sur la commune d’Issancourt, limitrophe de Ville-sur-Lumes, où une pelleteuse avait creusé dans la matinée.

Le site, dit « marais du paradis », est fouillé depuis lundi. « C’est un lieu que Monique Olivier avait pu déterminer », au cours de ses interrogatoires, a indiqué son avocat, Richard Delgenes.

C’est à Ville-sur-Lumes que selon Monique Olivier, son ex-époux avait, dans une maison appartenant à sa soeur, séquestré, violé et tué Estelle Mouzin, disparue à 9 ans le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne).

« Les fouilles n’ont pas permis d’identifier le lieu où serait enterrée Estelle, mais l’audition de Monique Olivier apporte des éléments nouveaux, nous rapproche de ce qui s’est réellement passé », a déclaré vers 20 heures l’avocat du père d’Estelle Mouzin, Me Didier Seban.

De nouveaux éléments

Elle a livré des éléments notamment concernant « les conditions » de l’enlèvement et « la chronologie des faits ».

« Elle collabore, donc on espère qu’au terme d’auditions qui vont se poursuivre ce soir, pas ici » mais dans des lieux plus adaptés, « de nouveaux éléments pourront nous aider à retrouver Estelle », a-t-il avancé, estimant être « à un moment clé de l’enquête », grâce à ce transport et au « rapport de confiance qui s’est noué entre elle et la juge ».

Au terme de l’interrogatoire qui pourrait se poursuivre tard dans la soirée, « la juge décidera si elle réentend Monique demain et si elle l’emmène éventuellement sur les lieux », a conclu Me Seban.

L’interrogatoire sur place « était long », et « difficile », les questions « multiples », avait commenté plus tôt Me Delgenes. La juge a notamment tenté de déterminer « si Michel Fourniret lui avait demandé d’amener des instruments, des outils ici ».

« Elle a indiqué qu’il était revenu avec de la boue sur ses bottes ou sur son jean, (…) Est-ce que la boue correspond à l’endroit qu’on est en train de fouiller ? », s’est-il interrogé.

« Comme Michel Fourniret médicalement n’est plus en état de répondre aux questions, tout se concentre sur Monique Olivier », a-t-il ajouté.

Souffrant de problèmes de santé, le septuagénaire tueur en série, lui, ne doit pas être amené dans les Ardennes.

Il avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans cette affaire. Il a ensuite été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort », et Monique Olivier pour complicité.

Plusieurs opérations de fouilles ont déjà été entreprises dans la région ces derniers mois, sans résultats.

Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, puis à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux. En février 2018, il a avoué avoir tué deux autres jeunes femmes dans l’Yonne.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous