Rassemblement national: Marine Le Pen va quitter la tête de son parti

Rassemblement national: Marine Le Pen va quitter la tête de son parti

Elle l’avait déjà laissé entendre. C’est confirmé. Marine Le Pen quittera la présidence du Rassemblement national pour préparer la présidentielle de 2022. Elle l’a annoncé au magazine L’Incorrect. « Avec une possibilité de victoire qui n’a jamais été aussi importante, je me dois d’être la candidate de tous ceux qui veulent mener le combat national », dit-elle.

Elle avait été la première à officialiser – dès janvier 2020 ! – sa candidature pour la prochaine course élyséenne. Une échéance pour laquelle elle veut pleinement se préparer alors qu’en 2017, le débat de l’entre-deux-tours face à Emmanuel Macron avait révélé des faiblesses criantes.

C’est le fidèle Jordan Bardella, « mariniste pur jus », qui devrait reprendre les clés du parti cet été. A vingt-cinq ans, l’eurodéputé, étoile montante du RN, est un gage de loyauté pour Marine Le Pen dans un parti dont l’histoire est empreinte de défections, voire de trahisons.

Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen prétend s’élever au-delà de sa formation. Elle avait déjà créé le « Rassemblement Bleu Marine » aux législatives de 2012 dans le but de brasser plus large auprès des souverainistes. Elle avait aussi rebaptisé en 2018 le nom du parti dont son père fut l’un des fondateurs, préférant au « Front national » l’appellation de « Rassemblement national », plus rassembleuse. La prise de distance entre dans sa stratégie de dédiabolisation, voire de « normalisation ». Elle espère ainsi crever le plafond de verre qui l’a empêché jusqu’ici d’accéder au pouvoir. Selon un récent sondage Ifop, elle talonnerait Emmanuel Macron au second tour de la prochaine présidentielle par 47 % contre 53 %.

 
 
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