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Un Flémallois renvoyé vers la cour d’assises pour des propos sur Facebook

La chambre des mises en accusation de Liège a décidé, ce jeudi, de renvoyer un trentenaire flémallois vers la cour d’assises, confirmant ainsi la décision prise par la chambre du conseil. C’est une première en Belgique.

Temps de lecture: 2 min

L’intéressé avait commenté un article publié sur les réseaux sociaux, en octobre dernier. Celui-ci évoquait un viol, et le trentenaire avait critiqué la manière dont la victime aurait été habillée. Ses remarques avaient suscité un tollé, et plutôt que passer à autre chose, le Flémallois avait surenchéri, devenant de plus en plus excessif et menaçant dans ses propos. Il avait fini par évoquer la tuerie d’Isla Vista, commise en Californie par Elliot Rodger, un homme fier de sa misogynie.

Les écrits publiés étaient d’une telle violence qu’Interpol les avait repérés et avait alerté les autorités policières belges. Les agents de police avaient débarqué chez le Flémallois, qui avait repris sa scolarité et termine sa dernière année d’études. Inculpé de menace d’attentats, il est resté détenu depuis lors, mais la chambre des mises en accusation lui a octroyé, ce jeudi, la détention à domicile sous bracelet électronique.

Un expert psy l’a rencontré à Lantin et l’a dit responsable de ses actes. En chambre du conseil, les faits avaient été requalifiés en délit de presse, puisqu’ils avaient été partagés sur Facebook. Le délit de presse, avait conclu la chambre du conseil, ne peut être jugé que devant la cour d’assises – seules les publications incitant à la haine raciale ou à la xénophobie sont poursuivies en correctionnelle.

« Ses paroles, explique Me Wilmotte qui le défend, ont dépassé sa pensée, sous le coup de l’énervement. Sa culpabilité sera discutée, car il manque l’élément moral de l’infraction. Jamais mon client n’a voulu faire de mal à qui que ce soit, mais malheureusement il s’est servi, comme bien d’autres, de Facebook comme défouloir. Devoir mettre sur pied un procès d’assises pour cela montre l’urgence de légiférer en la matière, mais aussi de mettre les plateformes face à leurs responsabilités ». Il n’y a actuellement pas de partie civile.

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7 Commentaires

  • Posté par Desmet Marc, jeudi 1 avril 2021, 19:54

    A cause d'une minorité (encore une), on va prendre des mesures sur la majorité de braves gens qui n'ont rien à se reprocher...

  • Posté par LAMBOTTE Jean-Pierre, jeudi 1 avril 2021, 18:31

    La liberté d'expression permet de donner son opinion quelle qu'elle soit, mais pas de menacer. C'est cela qui doit être durement puni.

  • Posté par ladeuze olivier, jeudi 1 avril 2021, 18:03

    enfin.....

  • Posté par Albin S. Carré, jeudi 1 avril 2021, 17:17

    N'importe-quoi!

  • Posté par Christian Radoux, jeudi 1 avril 2021, 18:03

    Ben oui, sur fesse-bouc, on a tous les droits, non ?

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