«Insupportables», «une gifle pour les soignants»...: les politiques réagissent aux images de la Boum

«Insupportables», «une gifle pour les soignants»...: les politiques réagissent aux images de la Boum

Plusieurs dizaines de policiers, sept chevaux de la police et huit manifestants ont été blessés jeudi lors de l’évacuation du bois de la Cambre, selon le dernier bilan de la soirée donné par la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de Keere. Il y a eu en outre 22 arrestations, dont 18 administratives et quatre judiciaires. Un bilan définitif sera communiqué vendredi en fin de matinée.

Le déroulé de la journée de ce jeudi au bois de la Cambre n’a pas manqué de faire réagir nos hommes et femmes politiques. Ce matin, le bourgmestre de la Bruxelles, Philippe Close, a expliqué que « les gens doivent pouvoir prendre l’air, je veux qu’ils puissent profiter des parcs. On a fait des préavis, on s’est montré en nombre et on a demandé de se disperser. Ça a mis beaucoup de temps ; ceux qui étaient encore là au moment où la police a commencé les arrestations savaient qu’il y avait un problème. »

« Ça dépassait le cadre de ce qui pouvait être accepté. Je ne tolérerai pas qu’on caillasse la police », explique le bourgmestre de Bruxelles, pour qui les rassemblements d’hier sont « une vraie gifle pour le personnel soignant ».

Pour la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, « la plaisanterie d'aujourd'hui dans le bois de la Cambre, qui a dégénéré, a de quoi laisser pantois toutes les personnes qui font de leur mieux pour respecter les mesures de lutte contre le coronavirus. Tant que le virus n'est pas maîtrisé, nous devons faire preuve de solidarité. »

La co-présidente d’Ecolo, Rajae Maouane a également donné son avis. « Les images insupportables prouvent combien cette situation difficile devient de plus en plus dure à vivre. Mais s'en prendre aux forces de l'ordre est inacceptable. Il faut vite revenir au calme. C'est avec la solidarité que nous retrouvons nos libertés. »

Pour Georges-Louis Bouchez, président du MR, les affrontements avec la police ne passent pas. « Nous sommes tous fatigués par la situation. Nous voulons retrouver nos libertés. J’y suis très sensible. Mais la liberté c’est aussi le sens des responsabilités. Des affrontements avec des policiers qui eux aussi sont à bout n’amènent rien. »

 
 
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