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Rassemblement au bois de la Cambre: onze arrestations, deux chevaux de la police sans cavalier (vidéos)

Une vitre d’un véhicule de la brigade canine a été également été cassée.

Temps de lecture: 3 min

La dispersion de la foule sur une pelouse du bois de la Cambre s’est terminée vers 21h00 vendredi, mais la police est restée sur place jusqu’au couvre-feu à 22h00, a indiqué en fin d’intervention la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere. Il n’y a pas eu de blessé. La police a procédé au total à dix arrestations administratives pour troubles à l’ordre public et à une judiciaire pour des coups portés sur un cheval. Une vitre d’un véhicule de la brigade canine a été cassée.

1.500 à 2.000 personnes

À 18h00, heure annoncée sur les réseaux sociaux pour le début de la fête sauvage L’Abîme au bois de la Cambre, de nombreux petits groupes étaient assis sur la pelouse devant l’étang, du côté de l’avenue de la Sapinière. Selon l’estimation de la porte-parole de la police, les gens étaient beaucoup moins nombreux que la veille, où 1.500 à 2.000 personnes avaient été dénombrées au bois de la Cambre en lien avec l’événement La Boum.

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Photo News.

La police patrouillait autour et à travers eux à pied, à cheval et en voiture. Les agents contrôlaient les personnes en possession de matériel de musique et d’alcool, notamment pour confisquer les bouteilles en verre et se prémunir de jets dangereux. Des messages appelant à porter le masque et à respecter la distanciation sociale étaient diffusés via des drones.

Vers 18h30, une personne distribuant des tracts incitant les gens à défendre leur liberté et dénonçant la gestion politique de la pandémie a été contrôlée sous les huées de la foule, qui scandait le mot « liberté ».

La tension est montée d’un cran après l’arrestation d’une première personne. La police s’est mise en rangs. Deux femmes arboraient des pancartes devant les cavaliers appelant à ne pas utiliser des chiens et chevaux contre les participants. « On n’est plus au temps de Napoléon et on ne devrait pas utiliser les animaux contre des gens », a défendu l’une d’elles.

Une seconde arrestation a amené un autre mouvement de foule et deux arroseuses stationnées sur l’avenue ont traversé la pelouse vers 19h15 et se sont rapprochées de l’étang. Des policiers à pied ont ensuite repoussé d’un côté, dans les bois, des jeunes plus agressifs envers les forces de l’ordre, et des cavaliers ont dispersé un groupe au centre de la pelouse.

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« On ne fait rien de mal »

Un peu avant 19h30, un premier message appelant à quitter les lieux a été diffusé. « On venait faire la fête juste parce qu’on a envie de retrouver notre liberté », a expliqué une jeune fille sur place. « On ne fait rien de mal. On veut faire attention à notre entourage, mais on ne veut pas rester dans cette situation des années non plus. Les fêtes ont dégénéré à cause des jeunes comme des policiers, qui en viennent vite à des comportements violents. »

Les arroseuses ont ensuite été utilisées. Toutes les forces étaient pleinement déployées vers 20h00 pour disperser les participants. Du gaz lacrymogène a été également été signalé à proximité des personnes dans les bois. De nombreuses interpellations ont eu lieu vers 20h00-20h30.

La pelouse était vide vers 20h30. Il restait encore quelques petits groupes présents, notamment dans les bois en bordure de pelouse, à proximité de la route.

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Deux chevaux en cavale

Deux chevaux mobilisés pour l’intervention au bois de la Cambre se sont échappés vers 20h00 sans policiers sur leurs dos et sont rentrés à la caserne de la police fédérale à Etterbeek,. Cette dernière explique que les deux cavaliers ont glissé de leurs montures, mais que la police a encadré le parcours des deux équidés. Il n’y a pas eu d’incident.

Les circonstances qui ont amené les deux policiers à glisser des chevaux restent encore à déterminer.

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30 Commentaires

  • Posté par Ramscheidt Geoffrey, samedi 3 avril 2021, 22:07

    Une vitre d’un véhicule de la brigade canine a été également été cassée. Vu sur le soir, ça est sur hein m sieur le journalisssss

  • Posté par Pillois Martine, samedi 3 avril 2021, 18:30

    Dans un pays où l'on place des panneaux mobiles d'interdiction de stationner sous les panneaux fixes, où l'on interdit des manifestations que l'on tolère, où les seuls experts mis en place sont les prophètes de malheur, où la recherche de solutions positives n'est même pas envisagée, où le courage des politiques est aux abonnés absents (mention spéciale pour certains bourgmestres, comment s'étonner de la lassitude des citoyens ? Un peu de courage; est-ce si difficile d'écouter les ingénieurs spécialistes de la ventilation ou filtration ? Ne peut-on contrôler l'accès aux espaces verts en interdisant l'alcool ? Des mesures positives, ce n'est pas le laxisme, mais ouvrir des fenêtres de manière crédible.

  • Posté par BEKE Eric, samedi 3 avril 2021, 16:04

    Les chevaux ont-ils bien respecté les 30 Kmh ?

  • Posté par FOUARGE Luc, samedi 3 avril 2021, 15:46

    Au Bois de la Cambre, les jeunes caillassent la police… je ne pense pas que la restriction des libertés en lien avec les mesures sanitaires en soient la seule raison. Dans la légende du joueur de flute d’Hamelin, les enfants sont sortis la nuit pour le suivre…on ne les revit jamais. Ou sont les adultes de référence, ou sont les guides… privés de protection, les jeunes suivent le joueurs de flute. Nous leur renvoyons nos questions…ils nous crient que nous allons dans le mur, ils nous alertent (cfr Affaire climat) et nous continuons à faire « du même » ! Faudra-t-il qu’ils aillent jusqu’au bord de la falaise pour s’y jeter pour que nous reprenions notre pouvoir de contrôle sur l’économie et sur l’exercice de la politique ?

  • Posté par stephane malbecq, samedi 3 avril 2021, 14:56

    Monsieur Vigneron Denis, pendant la guerre , les jeunes dont mon père ( 17 ans ) ont fait la résistance ,qui a été dans un camp de concentration , et ainsi perdu 3 années de sa vie pour ensuite reprendre les études .Il ne s'en est jamais plaint. Autre chose que maintenant ,en effet période difficile , mais pour tous et bien plus difficile pour tous ceux qui n'ont plus de revenus et qui attendent de pouvoir au plus vite pouvoir à nouveau gagner leurs vies que pour les étudiants ( sauf ceux qui doivent aussi subvenir à leurs besoins avec difficultés ).

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