La dernière chance du Standard et de Gand pour le Top 8

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Annoncée comme le grand rival du FC Bruges dans la course au titre, La Gantoise s’est liquéfiée en début de saison, au point de sombrer dans un anonymat crispant, pour ne pas dire inquiétant. De son côté, le Standard visait un accès dans le fameux Top 4, un giron restreint synonyme de Playoffs 1. Ici aussi, la réalité du terrain s’est avérée bien différente des espoirs, de quoi voir les Rouches miser leurs plus belles billes sur une victoire en finale de Croky Cup contre Genk.

Mais avant de faire sauter les chips, il reste un objectif, à savoir décrocher sa place dans le Top 8. Pour y parvenir, les deux phalanges s’opposent à Sclessin, avec un style de jeu aux nombreux points communs.

Les deux coaches aiment la circulation de balle rapide et le pressing haut pour étouffer l’opposition. Une philosophie de jeu claire, qui nécessite une prise de risques mais qui permet de prendre possession du cuir très rapidement. Le but de cette approche est évidemment d’amener le danger le plus rapidement possible en zone de finition, lieu de prédilection de Roman Yaremchuk pour les visiteurs et João Klauss côté local.

Le Brésilien a planté une rose toutes les 211 minutes tandis que l’Ukrainien tourne à une fouettée de filets chaque 142e minute. Dire qu’ils sont essentiels sur l’échiquier de leur coach constitue un pléonasme, au même titre que le fait de les surveiller comme le lait sur le feu. Infatigables, ils constituent un point d’ancrage aussi apprécié qu’appréciable pour leurs équipiers.

Alors qu’il avait exprimé son mécontentement au terme du mercato estival, l’artificier des Buffalos n’a jamais perdu la confiance de ses couleurs, peu importe le nom du coach sur le petit banc. Puissant, déroutant et adroit devant les cages, l’international a souvent sorti Gand de son marasme, de quoi espérer terminer à une place acceptable, à défaut d’être agréable.

Des qualités que l’on retrouve à l’autre bout du terrain, avec la recrue phare du marché hivernal des Liégeois. Natif du Brésil, João Klauss joue tout, tout simplement parce qu’il s’est rendu indispensable aux yeux de Mbaye Leye. Essentiel dans le jeu, indéboulonnable à son poste et déterminant dans les chiffres. En manque de minutes avant son arrivée en Belgique, l’organisme du géant aurait mérité de souffler. Seulement, sa présence fait naître un stress chez les adversaires, les forçant à adapter leur jeu, tant offensivement que défensivement.

La concurrence, telle pourrait être la différence qui pourrait s’avérer décisive cet après-midi. Derrière l’homme en prêt de Hoffenheim, la méforme se mêle aux hésitations. Celles décelées suite aux performances trop inégales des autres éléments offensifs. Dans le carquois de Hein Vanhaezebrouck, on retrouve des flèches plus aiguisées, de quoi lui permettre d’avoir davantage de solutions pour faire basculer un match. Ou mettre la pression sur un concurrent direct dans la course aux Playoffs 2…

 
 
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