Autotests disponibles dès ce mardi: Test Achats émet des réserves

Autotests disponibles dès ce mardi: Test Achats émet des réserves

La Chambre a approuvé jeudi dernier en séance plénière une proposition de loi relative aux tests antigéniques et à l’autotesting. Ce texte, déposé par la majorité Vivaldi, abroge l’interdiction de mise à disposition des pharmacies agréées des tests antigéniques rapides, à la suite de l’arrêté royal en ce sens publié jeudi dernier.

Pour le moment, deux autotests ont été validés par l’AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé), ceux développés par les firmes Roche et Biosynex, a précisé le ministre.

Les officines seront fournies en autotests à partir du 6 avril. Les personnes bénéficiant de l’intervention majorée (BIM) ne devront payer qu’un euro. Le remboursement, dont la mise en œuvre est prévue à partir du 12 avril, sera toutefois limité à deux fois par semaine par membre du ménage. Pour les autres, il faudra débourser entre 5 et 10 euros, le prix final n’étant pas encore connu.

Comment ça fonctionne ?

Retenez que l’autotest est un kit vendu dans une petite boîte. Vous y trouverez un écouvillon, sorte de gros coton-tige, qui permet de prélever un échantillon dans les narines ou la gorge. L’endroit du prélèvement varie selon le modèle du test (il en existe des centaines mais un seul est actuellement validé par l’agence du médicament belge). Certains modèles nécessitent d’ailleurs un « frottis » dans la gorge puis dans le nez. Une fois le prélèvement effectué, il suffit de regarder les petites barres qui s’affichent au bout d’un gros quart d’heure comme pour un test de grossesse. Vous saurez alors si vous êtes positif.

Les critiques de Test Achats

Ce nouvel outil dans la lutte contre le coronavirus ne fait cependant pas l’unanimité. «  Les autotests ne sont pas le remède miracle espéré ! » alerte dans un communiqué l’organisation des consommateurs.

Pour Test Achats, il y a peu de preuves scientifiques que ces tests soient utiles pour les asymptomatiques. « Nous regrettons dès lors que cette 'stratégie de testing 2.0' n’ait pas d’abord été évaluée dans le cadre de projets pilotes dans notre pays avant de l’organiser à grande échelle » indique l’organisation qui demande au gouvernent de suivre l’impact de cette stratégie et de mettre les résultats à la disposition du public.

Pour Test Achat, il y a également un risque que le résultat de ces tests porte à confusion. « Le test ne donne un résultat positif que pour les personnes qui excrètent beaucoup de particules virales, et ne détecte donc pas les personnes nouvellement infectées » explique Julie Frère, porte-parole. « si le consommateur ne fait pas le test correctement, le résultat peut également être négatif. (...). C’est un message qui n’est pas facile à saisir, et qui risque donc de créer un faux sentiment de sécurité. Résultat ? On risque potentiellement d’obtenir le résultat inverse à celui espéré et d’avoir plus de contaminations » craint-elle.

 
 
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