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Carte blanche: Il aurait mieux valu qu’un algorithme nous vaccine

Un ciblage des patients prioritaires à l’aide d’algorithmes aurait permis d’éviter de nombreux couacs observés depuis le début de la campagne de vaccination contre le covid.

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Temps de lecture: 5 min

Même le plus technophobe de nos concitoyens reconnaîtra trois vertus essentielles aux algorithmes :

1. Il n’y a pas mieux pour manipuler des nombres et optimiser des quantités

2. Le gain de temps qu’ils permettent est évident (Waze, Google, les applications bancaires…)

3. Leur rigidité et difficulté de détournement rendent la fraude bien plus difficile (on détourne toujours un avion avec une kalachnikov et non en écrivant des lignes de code).

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6 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, jeudi 8 avril 2021, 18:32

    Ah, le marbre de l'algorithmique, ça c'est du solide... : ça va vite, ça ne se fatigue jamais, c'est systématique, objectif, incorruptible ! En résumé, c'est sûrement ce qu'ont du se dire les bureaucrates rationnels qui ont proposé de maximiser l'efficacité du Reich par le recours aux premiers 'ordinateurs' commerciaux : à l'époque, les machines de Dehomag, filiale allemande d'IBM, basées sur un traitement électro-mécanique de cartes perforées ; une informatique encombrante, certes, mais jugée indispensable pour industrialiser l'identification ethnique des populations (une merveille bientôt exploitée avec succès pour automatiser la 'solution' finale). Plus récemment, on a vu les prouesses des astucieux algorithmes qui permettent aux drones de dézinguer les regroupements suspects de 'terroristes' : rapides, super objectifs et incomparablement efficaces. Les chinois ont aussi plein d'anecdotes savoureuses sur les algorithmes de classement qui les aident à donner le juste prix à leurs comportement sociaux. On peut d'ailleurs se demander si, au vu de ces exemples éblouissants, il est bien nécessaire de perdre un temps précieux en palabres d'assemblées 'citoyennes' supposées converger rapidement sur des règles claires et transparentes, .... ce qui serait un miracle inespéré, dans un contexte où tout a été improvisé à la dernière minute, où tout évolue en permanence, où personne n'est d'accord sur rien, et où beaucoup n'ont pas (encore) été greffés sur la puce qui communiquera en temps réel avec l'appli ! Mais bon, soyons avant tout efficaces, calculons vite, régulons la fraude, et enterrons les fleurs du sens sous le marbre, là où rien ne pousse ;-)

  • Posté par PLUYMACKERS Maurice, mercredi 7 avril 2021, 0:19

    Le regret de ne pas être convoqués selon des critères relatifs à une certaine priorité et notamment l'âge de la personne à vacciner est une aberration qui aurait condamnés les plus faibles en grand nombre. Je trouve irresponsable de tenir de tels propos.

  • Posté par Wilquet Gaston, mardi 6 avril 2021, 17:34

    Tout dépendra de qui aura développé l’algorithme et, en particulier, de sa capacité à considérer et évaluer absolument tous les cas de figure, sachant que, dans le cas présent, les choses changent en permanence. Vous écrivez : « Une fois ces citoyens tombés d’accord ou s’alignant sur la majorité, on aurait écrit ces priorités, de façon claire et transparente, dans le marbre de l’algorithme. Et rien ni personne n’aurait pu l’en faire s’écarter ». D’abord, pourquoi, dans ce cas précis, la majorité détiendrait-elle la vérité ? En l’occurrence, je ferais plus volontiers confiance à quelques médecins, virologues et épidémiologistes qu’à une nuée de citoyens lambda incompétents, voire, pour certains, obtus. Vous viendrait-il à l’idée de confier à un panel de citoyens tirés au hasard le soin d’établir les plans d’un viaduc au nom de la démocratie? L’autre problème majeur est l’écriture dans le marbre. L’impossibilité de corriger le tir en cas d’erreur. Parce que la possibilité d’une erreur n’a même pas été envisagée dans votre proposition et que l’erreur ne sera simplement pas détectée là où un cerveau humain bien constitué le ferait.

  • Posté par OPDEBEECK Jean-Marie, mardi 6 avril 2021, 16:44

    Mouais..d'accord sur le principe. Encore faut-il trouver les personnes compétentes et pour développer l'algorithme, et pour l'écrire et le traduire en langage informatique et finalement pour le tester...et vu l'organisation institutionnelle de la Belgique et le fait que c'est le Fédéral qui est en charge des commandes et les régions en charge de l'organisation de la vaccination...Pas certain que la solution A.I. eût été meilleure..

  • Posté par OPDEBEECK Jean-Marie, mardi 6 avril 2021, 16:44

    Mouais..d'accord sur le principe. Encore faut-il trouver les personnes compétentes et pour développer l'algorithme, et pour l'écrire et le traduire en langage informatique et finalement pour le tester...et vu l'organisation institutionnelle de la Belgique et le fait que c'est le Fédéral qui est en charge des commandes et les régions en charge de l'organisation de la vaccination...Pas certain que la solution A.I. eût été meilleure..

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