Gel dans le vignoble français: le Bordelais redoute un bilan "amer"

Interprofession comme syndicats viticoles soulignaient qu'il était mercredi trop tôt pour faire le bilan de l'impact sur la récolte, d'autant que des températures négatives étaient encore attendues pour la nuit de mercredi à jeudi, et possiblement la semaine prochaine.

Les Graves, l'Entre-deux-Mers, le Sud-Gironde (Sauternais et Barsac), les Blaye Côtes de Bordeaux notamment ont été touchés, d'après les premiers retours, mais il est difficile de savoir encore dans quelles proportions, a précisé à l'AFP une porte-parole du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB).

"C'est un peu une catastrophe, il n'y a pas de zones épargnées", dans notre appellation, a déclaré Mayeul L'Huillier, directeur du Syndicat des vins de Graves, même si nombre de viticulteurs devaient encore inspecter les parcelles. "Il faut voir comment la nature va réagir, voir aussi l'impact d'autres épisodes de gel" à venir, a-t-il ajouté.

Dans la nuit, de nombreux viticulteurs ont déployé des moyens rodés de lutte contre le gel -bougies entre les vignes, paille brûlée, souffleries d'air chaud- et devaient encore s'y employer dans la nuit suivante. "On peut gagner quelques dizièmes de degrés, mais quand cela atteint -5 -6, on ne peut pas grand chose", a concédé M. L'Huillier.

L'impact devrait toutefois n'être "pas aussi catastrophique qu'en 2017", lorsque l'épisode de gel avait été beaucoup plus tardif, toute fin avril, frappant des bourgeons sortis et plus mûrs de trois semaines supplémentaires, souligne le CIVB. Une humidité supérieure avait alors constitué un facteur aggravant.

Cette année-là, un vigneron sur cinq dans le Bordelais avait perdu plus de 70% de sa récolte, selon des chiffres de la Chambre d'Agriculture.

 
 
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