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Grèce: le Premier ministre veut une «enquête rapide» sur le meurtre d’un journaliste (vidéo)

Le journaliste Giorgos Karaivaz, qui travaillait pour la télévision privée Star et dirigeait le site d’actualités bloko.gr, a été tué par plusieurs balles devant son domicile à Athènes.

Temps de lecture: 3 min

Le Premier ministre grec Kyriokos Mitsotakis a demandé samedi la « résolution rapide » de l’enquête sur le meurtre d’un journaliste, un assassinat condamné par des responsables européens, les partis politiques grecs et les syndicats de la presse du pays.

« Sur ordre express (du Premier ministre), l’enquête va être accélérée au maximum », a déclaré à la presse le ministre en charge de la Protection des Citoyens, Michalis Chrysochoidis.

Le journaliste assassiné, Giorgos Karaivaz, qui travaillait pour la télévision privée Star et dirigeait le site d’actualités bloko.gr, a été tué par plusieurs balles devant son domicile à Athènes.

Selon une source policière, le journaliste de 52 ans a été visé par deux hommes sur une moto, qui ont tiré à 17 reprises, d’après les douilles retrouvées sur les lieux du crime.

« Un acte odieux et lâche »

Un meurtre qualifié de « crime de haine » par M. Chrysochoidis, qui a ajouté que « le statut de journaliste de la victime donne à l’enquête une importance particulière ».

Le meurtre a été condamné par la Commission européenne et le Conseil européen de sauvegarde des droits de l’homme (CESDH).

« Tuer un journaliste est un acte odieux et lâche », a tweeté vendredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

« L’Europe défend les libertés. Et la liberté de la presse est la plus sacrée de toutes. Les journalistes doivent pouvoir travailler en sécurité (…) j’espère que les criminels seront bientôt présentés à la justice », a-t-elle ajouté.

George Karaivaz, qui a travaillé durant toute sa carrière pour les principaux journaux et télévisions du pays, était « l’un des journalistes criminels les plus expérimentés sur le terrain et était tenu en haute estime par ses confrères », a déclaré dans un communiqué le syndicat Esiea des journalistes de la presse quotidienne athénienne.

Si les médias grecs ont été régulièrement la cible de vandalisme ou même d’attaque à la bombe, celles visant directement un journaliste sont plus rares

Certains reporters ont demandé une protection policière après avoir reçu des menaces mais ce n’était pas le cas de M. Karaivaz.

« Demander une protection n’était pas son genre » a déclaré à l’AFP un agent de police qui connaissait le journaliste.

Mari et père

M. Karaivaz, marié et père d’un fils de 21 ans, avait récemment fait l’objet d’une enquête après avoir été accusé d’avoir accepté de l’argent d’un ancien criminel assassiné en 2019.

Il avait vivement critiqué ces affirmations et écrit dernièrement une série d’articles pointant la corruption au sein des forces de l’ordre, sujet sur lequel il devait prochainement témoigner.

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3 Commentaires

  • Posté par Desplanques Claude, samedi 10 avril 2021, 15:34

    1. Le Premier grec s'appelle KiriAkos Mitsotakis (Κυριάκος Μητσοτάκης) : merci de ne pas martyriser les noms des gens. 2. "Tuer un journaliste est un acte odieux et lâche" : je croyais que tuer, qui que ce soit, méritait cet épithète... À propos, où en est-on en Birmanie ?

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