L’Agence spatiale européenne recrute des astronautes, une première depuis une décennie (vidéos)

L’Agence spatiale européenne recrute des astronautes, une première depuis une décennie (vidéos)
BELGA

Pour la première fois depuis 11 ans, l’Agence spatiale européenne (ESA) recrute à nouveau des astronautes, ont annoncé Thomas Dermine, secrétaire d’État chargé de la Politique scientifique, et l’astronaute belge Frank De Winne lundi lors d’une conférence de presse conjointe à Bruxelles.

La Belgique espère que cet appel à candidatures, ouvert jusqu’au 28 mai, suscitera des vocations spatiales et, plus largement, scientifiques parmi les femmes notamment, encore sous-représentées dans ces secteurs.

Le 12 avril 1961, le cosmonaute Youri Gagarine effectuait le premier vol dans l’espace. Soixante ans plus tard, après Dirk Frimout en 1992 et Frank De Winne en 2002, la Belgique espère voir à nouveau un ou une astronaute arborer un badge noir-jaune-rouge dans l’immensité de l’espace.

Et tutoyer les étoiles n’est pas un rêve aussi inaccessible qu’il n’y paraît: quatre à six astronautes seront recrutés par l’ESA, tandis qu’entre 10 et 20 spationautes de réserve seront également engagés, «une première», souligne Frank De Winne, responsable du Centre des astronautes européens. Les personnes présentant un handicap physique sont d’ailleurs encouragées à postuler pour cette réserve, bien que les véhicules spatiaux ne soient, pour le moment, pas encore adaptés.

Les candidats et candidates doivent posséder un master et trois ans d’expérience minimum en sciences naturelles, médecine, ingénierie, mathématiques ou informatique. La maîtrise de l’anglais est impérative, celle d’autres langues un atout. «Nous avons fixé la limite d’âge à 50 ans afin d’offrir au moins deux vols à ces nouveaux astronautes et leur permettre d’évoluer», souligne Frank De Winne, prenant l’exemple du Français Thomas Pesquet devenu à 43 ans commandant de la Station spatiale internationale (ISS). «Tous nos astronautes voleront», insiste le Belge.

La meilleure manière de se préparer à cette sélection peu commune? «Croire en soi, manger sainement et faire du sport», répond simplement Frank De Winne. «Ne vous dites pas que vous n’êtes pas assez bien pour ça, comme se le répètent souvent les femmes», ajoute l’astronaute italienne Samantha Cristoforetti dans un message diffusé lundi à l’attention des futures candidates, généralement moins nombreuses à se présenter.

Les personnes intéressées, dont la nationalité correspond à l’un des 22 pays représentés au sein de l’ESA, peuvent postuler en ligne sur www.esa.int jusqu’au 28 mai. Le processus de recrutement s’étale sur environ un an et demi et est confidentiel.

 
 
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