Forfait pour l’Euro de gymnastique, Nina Derwael rassure: «Je ne me fais pas de soucis pour les Jeux»

Forfait pour l’Euro de gymnastique, Nina Derwael rassure: «Je ne me fais pas de soucis pour les Jeux»
Belga

Une petite fasciite plantaire au pied gauche, près du gros orteil. C’est pour éviter une rechute de cette blessure qui l’a récemment freinée pendant trois semaines à l’entraînement – dont une où elle a dû limiter ses exercices aux barres sans « atterrissage » – que Nina Derwael a décidé de renoncer à prendre part à l’Euro de Bâle, du 21 au 25 avril.

« Même si elle a été difficile à prendre, parce que j’attendais cette compétition avec impatience, c’était la meilleure décision dans l’optique de la préparation pour les Jeux de Tokyo », affirme la Trudonnaire. « J’aurais pu y aller et me limiter aux barres asymétriques, mais cela aurait nécessité une trop longue attente entre l’échauffement et la compétition. Dans une carrière, il y a toujours de petits obstacles. Mais je ne me fais pas de soucis. Les entraînements se passent bien. Et j’aurai encore l’occasion de disputer l’une ou l’autre compétition en juin avec la manche de Coupe du monde en Croatie, le 12, et le FIT Challenge à Gand, les 26 et 27. »

À 100 jours des JO de Tokyo (ce mercredi), Derwael ne veut pas paniquer. Elle continue de mettre au point sa routine qui pourrait la mener sur la plus haute marche du podium à son agrès de prédilection sans avoir encore décidé le degré de difficulté avec lequel elle l’abordera – 6,7 où elle est « stable » à l’entraînement, ou 6,9, qu’elle a testé il y a dix jours aux Pays-Bas. « On ne sera pas nombreuses à démarrer avec plus de 6,5 », insiste-t-elle. « Mais l’essentiel sera de faire un exercice « propre » ».

Derrière Biles, tout est possible

Le concours général n’est pas délaissé, loin de là. C’est même pour lui qu’elle se prépare en priorité « parce que c’est très important pour l’équipe ». Avec une petite idée derrière la tête ? « À part la première place (qui ne peut normalement échapper à l’Américaine Simone Biles, NDLR), tout est possible », dit celle qui avait fini 5e aux derniers Mondiaux. « Une finale doit toujours être disputée, même si je vise une place entre le top 6 et le top 8 ».

La crise du Covid et l’absence de compétitions majeures ne lui ont pas trop donné l’occasion de voir l’évolution de ses concurrentes potentielles aux barres. Elle évoque deux jeunes Russes, nées en 2004 et 2005, qu’elle a entraperçues sur des images des championnats nationaux. Et l’Américaine Sunisa Lee, qui avait fini 3e, deux rangs derrière elle, lors des Mondiaux de Stuttgart, en 2019, mais qui n’avait que 16 ans à l’époque et « qui aura sans nul doute progressé », qu’elle « surveille » sur les réseaux sociaux où elle poste quelques images.

« Moi, je ne publie rien ! », ajoute-t-elle. « Je ne veux pas donner à mes adversaires l’occasion de regarder dans mes cartes… » En ce sens, son absence à l’Euro lui permettra de les maintenir un peu plus dans le flou. « C’est vrai, elles ne verront pas où j’en suis. Mais d’un autre côté, prendre part à une compétition de ce niveau est important pour les sensations et pour l’expérience… »

Vivement le vaccin

D’ici quelques jours, le cabinet du ministre flamand des Sports Ben Weyts (N-VA) dévoilera les conclusions du rapport de la commission d’éthique indépendante qui s’est penchée sur les accusations de harcèlement moral et d’intimidation des gymnastes de la Fédération flamande par plusieurs anciennes pensionnaires du centre de Gand. Des accusations qui visent notamment les entraîneurs français de Nina Derwael, Yves Kieffer et Marjorie Heuls.

« Nous continuons à nous concentrer sur notre préparation pour Tokyo », assure-t-elle quand on lui demande si cette perspective la rend nerveuse. « J’essaie de ne pas me soucier de ce rapport ; il n’a aucune influence sur ma manière de travailler. »

En revanche, le fait que les olympiens belges, à de très rares exceptions, attendent toujours de se faire vacciner contre le Covid, est une vraie préoccupation chez la gymnaste. « Je me suis inscrite sur la liste des réservistes, mais ce serait bien si nous pouvions être vaccinés rapidement, cela nous apporterait une sécurité accrue. Mentalement, cela procure un stress supplémentaire (dans la préparation pour les JO, NDLR). Vous vous rendez compte, un test positif au village olympique et ce serait fini… »

 
 
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