Coronavirus - Les fédérations sectorielles satisfaites pour les commerces mais inquiètes pour l'horeca-2

Les différents gouvernements se sont accordés sur une "nouvelle approche" dans la gestion de la crise du coronavirus, davantage basée sur une "gestion des risques". Les commerces dits "non essentiels" pourront rouvrir leurs portes sans contrainte d'un système de rendez-vous le 26 avril, et les métiers de contact non médicaux (coiffeurs, esthétique, etc.) reprendre leurs activités. L'horeca devra par contre attendre le 8 mai pour accueillir des clients en terrasse.

Ce report d'une semaine a "désabusé" le SNI, qui se demande si les autorités se rendent compte de la détresse du secteur. "Nous ne pouvons que constater que le Codeco ne tient pas ses promesses", déplore-t-il. "Les indépendants ne comprennent plus pourquoi, pour l'enseignement, le gouvernement trouve de la souplesse et de la créativité dans la reprise mais dès qu'il s'agit d'économie, l'attitude du politique est sans concession et autoritaire." Selon l'organisation, ce report ne peut d'ailleurs pas s'accompagner de la fin des aides, dont le double droit passerelle.

Comeos regrette également cette décision alors que le secteur s'était préparé à une reprise le 1er mai. "Le nouveau report signifie beaucoup d'argent et de travail perdus", souligne son CEO Dominique Michel, qui décrit un secteur "abandonné". La fédération se félicite cependant de la reprise des achats sans rendez-vous à partir du 26 avril, la fin d'un "fiasco" et d'une mesure "totalement inutile".

La fédération patronale interprofessionnelle SDI lance également "un cri d'alarme" pour le secteur horeca et demande aux autorités communales et policières de ne pas sanctionner les exploitants qui décideront d'ouvrir le 1er mai en respectant les règles sanitaires. "Cela fait 7 mois que l'horeca est fermé. Aujourd'hui, la coupe est pleine. Nos membres sont de plus en plus tentés d'adopter un comportement infractionnel et nous avons toutes les peines du monde à les calmer", décrit Daniel Cauwel, président du SDI.

L'UCM partage aussi "l'amertume" des professionnels (commerçants, coiffeurs, esthéticiens ou tatoueurs) qui ont subi une restriction de leur activité ces dernières semaines "sans aucune preuve ni indication" de son efficacité sur la circulation du virus. "Treize mois après le premier confinement, la méthode de gestion de l'épidémie reste fondamentalement la même: couper radicalement dans les libertés et interdire à des milliers d'indépendants d'exercer leur métier et de gagner leur vie", déplore l'organisation.

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) "se réjouit" par ailleurs des perspectives d'assouplissements pour les entreprises, "durement frappées" par les mesures sanitaires durant la pause pascale. Elle se dit "soulagée" que les moments de retour sur le lieu de travail soient possibles à partir de début juin, soulignant la "lassitude croissante" après des mois de télétravail.

Interrogé par la RTBF, l'administrateur délégué de l'UWE (Union Wallonne des Entreprises) Olivier de Wasseige se félicite pour sa part que les entreprises ne soient plus considérées comme des lieux majeurs de contamination. Il réclame l'instauration d'un "principe de confiance". "La grande majorité des entreprises respecte les règles sanitaires, les procédures de testing et d'aménagement des lieux. On ne veut plus une approche sectorielle mais au cas par cas, en sanctionnant ceux qui ne respectent pas les règles."

 
 
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