AstraZeneca: l’Agence européenne des médicaments enquête sur un nouvel effet secondaire

AstraZeneca: l’Agence européenne des médicaments enquête sur un nouvel effet secondaire

L’Agence européenne des médicaments (EMA) enquête également sur un deuxième effet secondaire potentiel du Vaxzevria, le vaccin contre le coronavirus d’AstraZeneca. Son Comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) évalue en effet des cas rapportés de syndrome de fuites capillaires, une affection très rare caractérisée par une fuite de liquide des vaisseaux sanguins qui entraîne un gonflement des tissus et une baisse de la pression artérielle. C’est ce qu’indique l’Agence fédérale belge des médicaments et des produits de santé (AFMPS) sur son site internet vendredi.

Cinq cas de ce trouble ont été rapportés dans la base de données européenne EurdraVigilance jusqu’à présent.

« À ce stade, on ne sait pas encore si la vaccination et les cas rapportés de syndrome de fuites capillaires sont liés », a indiqué l’AFMPS.

Il y a quelques jours, le PRAC avait confirmé qu’une combinaison de cas très rares de caillots sanguins et de faible nombre de plaquettes est un effet secondaire rare du Vaxzevria.

Le Comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance mène par ailleurs également une étude sur les événements thrombo-emboliques après la vaccination avec le sérum de Johnson Johnson aux États-Unis.

l’Europe pourrait ne pas renouveler son contrat

Il est probable que l’Union Européenne ne renouvelle pas ses contrats de vaccins contre le Covid-19 avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca, a indiqué vendredi la ministre française de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

« La décision n’est pas tranchée » mais, après la décision du Danemark mercredi d’abandonner ce vaccin, « c’est la plus grande probabilité » que l’Europe ne fasse pas de nouvelles commandes, a indiqué la ministre sur la radio RMC.

« Nous n’avons pas amorcé de discussions avec Johnson & Johnson et avec AstraZeneca pour un nouveau contrat, là ou nous avons d’ores et déjà amorcé des discussions avec Pfizer/BioNTech et Moderna », a-t-elle souligné.

Le Danemark est devenu mercredi le premier pays européen à annoncer l’abandon du vaccin d’AstraZeneca, justifiant ce choix par les effets secondaires « rares » mais « graves » malgré les feux verts du régulateur européen et de l’OMS pour l’utiliser.

Le Danemark poursuit ainsi sa campagne d’immunisation avec les seuls vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna.

 
 
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