Enseignement, voyages à l’étranger…: tout ce qui change ce lundi

Enseignement, voyages à l’étranger…: tout ce qui change ce lundi

Les représentants du gouvernement fédéral, des Communautés et des Régions se sont retrouvés mercredi au Palais d’Egmont à Bruxelles pour un comité de concertation très attendu après la pause de Pâques. Les ministres des différents niveaux de pouvoir ont dû trancher différents nœuds. Après une réunion de plus de 7 heures, ils ont réussi à se mettre d’accord sur plusieurs assouplissements à court terme et d’autres à plus long terme.

Réouverture des écoles

À l’issue des vacances de Pâques, le 19 avril, les cours reprennent sous le régime en vigueur avant la pause pascale. Voici ce que cela signifie concrètement :

Enseignement maternel, enseignement primaire, enseignement secondaire spécial, premier degré de l’enseignement secondaire et formation en alternance : présentiel à 100 % ;

Deuxième et troisième degrés de l’enseignement secondaire : présentiel à 50 %

Enseignement supérieur : reprise « en code orange, c’est-à-dire à raison de 20 % de présence simultanée dans les établissements. Les examens peuvent eux aussi être organisés en code orange. Une partie d’entre eux peut donc être organisée en présentiel, à condition de respecter le 1,5 m entre les étudiants (1 place sur 5).

Si les taux de contamination évoluent favorablement, et après évaluation par les ministres de l’Enseignement qui sera soumise au Comité de concertation, l’enseignement secondaire à 100 % en classe pourra reprendre à partir du 3 mai.

Voyages non essentiels :

L’interdiction des voyages non essentiels dans l’Union européenne prend fin le 19 avril. En ce qui concerne les voyages en dehors de l’Union, les règles européennes restent d’application. Un avis de voyage négatif reste en vigueur pour tous les voyages non essentiels.

À leur retour, les voyageurs doivent suivre un régime strict de tests et de quarantaine obligatoires. Le Passenger Location Form permettra à la police de repérer les personnes qui ne se font pas tester à leur retour. Toute personne qui ne respecte pas les règles relatives au dépistage s’expose à une amende corona de 250 euros.

Cela ne veut pas dire qu’il sera tout d’un coup possible, dès lundi, de partir à l’étranger sans conditions, a souligné Alexander De Croo à l’issue du Comité de concertation. L’interdiction des voyages non essentiels traversant les frontières belges « sera remplacée par un contrôle strict » des obligations de dépistage et de quarantaine qui valent pour les retours de zones considérées comme à risque (zones rouges).

Ce contrôle se fera sur base des données mentionnés dans le PLF, le « passenger locator form » qu’une personne arrivant en Belgique doit remplir. « On reste sur un conseil de voyage négatif vers les zones rouges », a insisté Alexander De Croo.

L’interdiction des voyages non essentiels transfrontaliers, assortie de toute une série d’exceptions, était entrée en vigueur le 27 janvier, et avait immédiatement suscité des inquiétudes du côté de la Commission européenne. Elle a ensuite été prolongée à deux reprises, jusqu’au 18 avril.

Le fédéral avait indiqué qu’il était nécessaire, pour pouvoir la lever, de conclure un nouvel accord de coopération avec les entités fédérées, permettant dans la pratique de faire circuler vers les pouvoirs compétents les données nécessaires au contrôle des obligations de dépistage et de quarantaine pour les voyageurs qui rentrent. Cet accord a été approuvé récemment par les différents parlements.

 
 
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