Frank Vandenbroucke: «Si on compare à la France, notre politique est plutôt soft»

Frank Vandenbroucke: «Si on compare à la France, notre politique est plutôt soft»

Si on compare à la France, notre politique est plutôt soft », s’est défendu le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke sur le plateau de C’est pas tous les jours dimanche sur RTL. « Les mesures doivent être suivies. Il n’y a pas beaucoup de marge quand les mesures sont softs. Une telle approche prend du temps et il faut donc de la patience. Quand les mesures prennent du temps, il faut un consensus politique, qui se maintient, pour soutenir les mesures. C’est le défi ».

Une situation qui reste critique

S’il comprend les représentants de l’horeca, il rappelle néanmoins l’importance des mesures et la situation actuelle. « Quand presque tous les lits aux soins intensifs sont occupés, c’est une situation critique pour tout le monde. (…) Pour un ministre de la Santé, quand les hôpitaux sont presque complets, c’est une bonne raison pour être nerveux. (…) Pour toute la Belgique, aujourd’hui, il reste 92 lits en soins intensifs », souligne-t-il. S’il reste encore « autant » de lits, c’est grâce aux reports d’un certain nombre de soins.

Tout est question d’équilibre, entre « permettre d’un côté aux hôpitaux de fonctionner de façon normale » et de l’autre côté, « retrouver une vie normale ».

La réouverture des terrasses n’est pas garantie

Frank Vandenbroucke est plus nuancé que ses collègues du Comité de concertation. Les terrasses pourront rouvrir le 8 mai, à deux conditions : la campagne de vaccination doit continuer – ce qui est en bonne voie – et la situation des hôpitaux doit s’améliorer « de façon durable ». Le ministre refuse de donner des chiffres à partir desquels le déconfinement pourrait se poursuivre. « Je ne veux pas jouer sur les chiffres. Je sais que c’est un message difficile mais on vit dans une incertitude fondamentale.

« L’approche belge est soft. La politique belge n’est pas très sévère, on permet beaucoup. Le prix à payer est que la baisse des chiffres est très lente », conclut Vandenbroucke.

Quant à la vaccination, le ministre compte sur le bon bilan des maisons de repos pour convaincre les Belges de se faire vacciner.

 
 
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