Les syndicats mènent une action devant le siège d'IBM à Bruxelles

L'action s'est déroulée sans incident, selon Said Zaoudi, secrétaire permanent de la CNE. Seules 50 personnes étaient autorisées à y prendre part, afin de respecter les mesures sanitaires. Le reste du personnel était invité à se déconnecter pendant une heure, pour suivre la protestation en streaming, précise le syndicaliste.

IBM a annoncé un vaste plan de restructuration début novembre. En Belgique, 196 emplois sont menacés. Les discussions entre syndicats et direction dans le cadre de la procédure Renault sont toutefois au point mort. "Nous sommes dans une situation de blocage depuis mardi" dernier, lorsque la direction a décidé "unilatéralement" de mettre fin à la première phase de la procédure qui encadre les licenciements collectifs, dénoncent les syndicats. Aucune nouvelle rencontre n'est prévue pour l'instant, "c'est silence radio" de la part de la direction, affirme M. Zaoudi. Les syndicats ont sollicité une conciliation de la part du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

"Le problème, c'est que la direction ne parle que des gens qui partent mais nous voulons aussi discuter des personnes qui restent", explique le secrétaire permanent CNE. Les syndicats craignent pour les conditions de travail et avantages du personnel qui gardera son emploi. Le syndicaliste appréhende surtout le sort qui sera réservé aux quelque 300 employés qui seront transférés d'ici l'été dans une nouvelle entreprise, baptisée Kyndryl, spécialisée dans la gestion de l'infrastructure informatique des entreprises. Les 500 travailleurs qui resteront chez IBM se consacreront, eux, à l'intelligence artificielle et au cloud hybride. "La direction refuse de donner des garanties" pour les employés de la future Kyndryl et le front commun syndical craint qu'elle ne devienne une sorte d'entreprise "low cost", redoute Said Zaoudi.

Si c'est le blocage belge qui était dénoncé lundi matin, la manifestation prenait place dans le cadre d'une action européenne, où les employés d'IBM un peu partout en Europe protestaient contre le plan de restructuration. Une lettre ouverte a notamment été envoyée aux succursales européennes. Dans l'après-midi, un forum doit réunir un millier de participants pour échanger sur les actions, indique M. Zaoudi.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous