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Incendie à Anderlecht: seul un lit en soins intensifs était disponible à Bruxelles

Une victime de l’incendie à Anderlecht est décédée des suites de ses blessures. Selon la ministre de l’Intérieur, seul un lit en soins intensifs était disponible à Bruxelles, conséquence de la crise sanitaire.

Temps de lecture: 2 min

Lorsqu’un grave incendie s'est déclaré hier soir à Anderlecht, un seul lit en soins intensifs était disponible en Région de Bruxelles-Capitale. C'est le résultat de la crise sanitaire, selon Annelies Verlinden (CD&V). Il n'a donc pas été facile de trouver une place dans un hôpital pour la trentaine de blessés.

La ministre de l’Intérieur s'est rendue sur les lieux du drame lundi matin pour exprimer ses condoléances aux victimes et remercier les services d'urgence. Annelies Verlinden en a également profité pour signaler un problème qui se pose en période de crise sanitaire : les hôpitaux sont déjà tellement pleins qu'il est difficile de fournir rapidement les soins nécessaires si quelque chose de cette ampleur se produit.

« Hôpitaux surpeuplés »

« Nous avons été confrontés aux faits hier soir », explique la ministre CD&V, qui affirme qu'en début de nuit un seul lit était disponible en soins intensifs en Région bruxelloise. Et d’ajouter : « Nos hôpitaux sont surpeuplés et les soins intensifs ont presque atteint leur limite. Des incidents comme celui-ci peuvent nous faire manquer de lits et conduire les patients vers les hôpitaux voisins. Tirons les leçons de cela et faisons tout notre possible pour réduire la pression sur notre système de santé. »

Actuellement, 3.000 patients atteints du coronavirus sont hospitalisés dans notre pays, dont 933 aux soins intensifs.

Bilan

Le bilan fait état d’un mort et de quatre personnes grièvement blessées. La cause du sinistre, survenu dans un quartier densément peuplé et dans un immeuble de cinq étages où vivent officiellement 28 personnes, n’a pas encore pu être établie. 30 personnes ont été évacuées vers les hôpitaux. Les autres habitants ont été pris en charge par la commune d’Anderlecht. « Les experts ont mis un certain temps à pouvoir accéder aux lieux en raison de l’ampleur de l’incendie, due à la présence d’un dépôt d’emballages alimentaires », a précisé le bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps. La police de la zone Midi a facilité les évacuations et a instauré un périmètre de sécurité.

Le déblai est en cours. Les devoirs d’enquête sont pris en charge par les services compétents. La Croix Rouge était également sur place et a pris en main le poste médical avancé et l’accueil des habitants non blessés.

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44 Commentaires

  • Posté par Formisani Serge, lundi 19 avril 2021, 20:34

    Quelle honte pour cette ministre, d'oser faire une déclaration de récupération politique, "un lit disponible" .

  • Posté par Raspe Eric, lundi 19 avril 2021, 23:45

    Visiblement, vous êtes incapable de percevoir un signal d'alarme. Pour que votre franc tombe, il vous faudrait un second Buizingen? Ou un attentat façon Zaventem. Le Pr. Meyfroidt avait signalé dans l'émission Terzake dès le début mars le danger de l'occupation des lits des unités de soins intensif par des patients covid et surtout du caractère fondamentalement différent de cette occupation par rapport aux premières et secondes vagues. A ce moment, une partie des patients étaient tellement fragiles qu'ils mourraient quelques heures ou maximum jours après leur admission. Ce qui cyniquement libérait de la place pour les nouveaux arrivés. Maintenant, très peu de patients meurent de la covid mais restent dans un état grave pendant plusieurs semaines. Même si nous arrivons à faire en sorte que les admissions soient stoppées, il nous faudra plusieurs semaines pour récupérer une capacité sûre au niveau des USI. Je crains très fort vu le programme des déconfinement et l'état d'esprit révélé par beaucoup trop d'intervenants de ce forum, hélas, que cette possibilité ne soit une illusion pour longtemps. Dans ce cas, il restera à espérer que l'on ait un mois de juillet pourris, sans vague de chaleur pour éviter une hécatombe. A moins que vous n'espériez celle-ci pour alourdir le bilan mortel de la crise et augmenter la hauteurs des économies récurrentes qui pourront être réalisées en sécurité sociale (les pensions et les prestations de soins qu'il ne faudra plus payer aux morts)?

  • Posté par Dupont Vincienne, lundi 19 avril 2021, 19:17

    Oui, et ils vont faire quoi les "miniss" ?

  • Posté par curto calogero, lundi 19 avril 2021, 16:48

    C'est bien de le signaler, maintenant ont fait quoi, ils faut agir , ouvrir sont portefeuille et investir dans le santé, créer ou mètrent a niveau les lit nécessaire pour la capitale de l'Europe. Ils faut êtres pragmatique et pas seulement écrire dans les journaux, plus qu'un lit disponible.

  • Posté par Deflandre Catherine, mardi 20 avril 2021, 17:30

    Ce n'est pas si simple que d'ouvrir le portefeuille. Même si on décide d'ouvrir 10 lits demain, il faut compter 5 ans de formation pour un.e infirmier.e de soins intensif. Et "importer" du personnel d'autres pays (en dépouillant ces autres pays de personnel dont ils ont par ailleurs besoin) me parait compliqué et assez peu défendable éthiquement aussi.

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