La pandémie a fortement détérioré les finances publiques belges en 2020

Les mesures de soutien aux entreprises et aux ménages, touchés par la crise sanitaire, ont grevé le déficit public qui s'est établi à 9,4% du PIB. Il s'élevait à 1,9% l'année précédente.

La dégradation du solde de financement des administrations publiques est aussi due à la contraction de l'activité économique. Les recettes ont reflué de près de 10 milliards d'euros tandis que les dépenses ont augmenté de plus de 22 milliards. L'ICN estime que les dépenses publiques liées aux mesures de lutte contre la pandémie étaient d'au moins 16 milliards d'euros en 2020, soit 3,5% du PIB.

Les dépenses primaires ont fortement augmenté, pour atteindre 58% du PIB, en raison essentiellement du chômage temporaire et du droit passerelle, des subventions aux entreprises pour la fourniture gratuite de matériel de protection aux institutions de soin, et des indemnités compensatoires et primes de nuisance accordées aux sociétés et indépendants.

Les recettes fiscales et parafiscales ont tenu l'an dernier, grâce à l'impôt direct des ménages et aux cotisations sociales, "proportionnellement moins affectés par l'effondrement de l'activité économique, étant donné que l'emploi a mieux résisté". L'impôt direct des sociétés a diminué, en raison de la chute des versements anticipés. Les impôts indirects ont, eux, baissé de 0,2% du PIB, en raison de la consommation des ménages plus faible l'an dernier.

La dette publique a, elle, bondi à 114,1% du PIB, soit une augmentation de 16 points de pourcentage en un an. "Un tel niveau d'endettement n'avait plus été observé depuis plus de 20 ans, même s'il reste en deçà du pic de plus de 130% du PIB enregistré en 1993", commente l'ICN. Cette hausse de l'endettement est due à la contraction du PIB. Si ce dernier était resté au même niveau que 2019, "la dette se serait établie à 108,1%", estime l'ICN.

 
 
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