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Frank Vandenbroucke: «Le public sous-estime parfois la pression sous laquelle les hôpitaux doivent travailler»

A la Chambre, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a mis en garde contre la pression sur les soins intensifs.

Temps de lecture: 2 min

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), a mis mardi les députés en garde contre la saturation des soins intensifs dans les hôpitaux. Certains établissements ne disposent plus de place dans ces unités, a-t-il expliqué en commission de la Chambre.

«Le public sous-estime parfois la pression sous laquelle les hôpitaux doivent travailler», a-t-il souligné. Ainsi, ce week-end, à Bruxelles il ne restait plus qu’une place disponible sur tout le territoire de la Région. Conséquence: deux victimes de l’incendie d’Anderlecht ont été envoyées à l’Hôpital militaire. De manière plus générale, cela signifie aussi que des interventions pour des personnes souffrant par exemple d’un cancer doivent être reportées sine die.

«Cela demande un effort énorme des hôpitaux. Dans la moitié des hôpitaux, il n’y a pas de lit disponible en soins intensifs. Il faut se demander combien de temps on veut encore vivre avec ce risque», a ajouté le ministre.

Les hôpitaux se trouvent actuellement en phase 2a, ce qui implique de prévoir 300 lits en plus des 2.000 lits déjà disponibles en soins intensifs. Le défi n’est pas particulièrement logistique mais plutôt humain car dans les faits le personnel à même de travailler dans ces unités fait défaut et l’ajout de personnel non spécialisé dans ce domaine est loin d’être évident.

«Il faut diminuer le nombre d’hospitalisations, c’est la seule solution», a encore dit le ministre.

Plan plein air

«Nous partons du principe que le 8 mai, nous pouvons activer le plan plein air», a poursuivi M. Vandenbroucke.

Ce plan qui prévoit notamment la réouverture des terrasses est tributaire d’une amélioration de la situation dans les hôpitaux et de l’avancement de la vaccination. Depuis le 6 avril, les habitants et de Flandre et de Wallonie qui souhaitent se faire vacciner et qui n’ont pas encore reçu une invitation peuvent s’inscrire sur la liste d’attente de Q-vax et profiter des doses restantes dans les centres de vaccination. A ce jour, 610.000 personnes se sont inscrites et 15.000 ont reçu un vaccin.

Parmi les craintes pour l’avenir figurent les variants du virus. L’arrivée du variant brésilien suscite beaucoup d’appréhensions. Il est présent dans 4,2% des échantillons analysés pour le séquençage en Belgique. «Ce n’est pas énorme mais il est bien présent. Il est nécessaire que nous suivions cela et que nous soyons vigilants», a averti le ministre.

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35 Commentaires

  • Posté par curto calogero, mercredi 21 avril 2021, 21:00

    C'est pas le public qui défini, les traitements du personnel Hospitalier, mais vous Monsieur Vandebrouck, si vous estimez qu'ils travailles dans des situations très difficile , pourquoi vous améliorer pas leurs conditions surtout en terme de salaires et aussi d'effectifs nécessaires, il est toujours plus facile de culpabilisée , les citoyens qui n'ont pas droit a la parole pour donner leurs avis.

  • Posté par Bauduin Dominique, mercredi 21 avril 2021, 9:59

    L'hôpital militaire de Neder Over Hembeek est spécialisé dans le soins des grands brûlés. Il est donc toutr à fait normal d'y amener les victimes de l'incendie d'Anderlecht; ce n'est pas parcequ'il n'y a pas de place ailleurs, mais par souci d'efficacité. Dire que le gouvernement a faillit le fermer il y a quelques années pour faire des économies...

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mercredi 21 avril 2021, 12:52

    "Il y a quelques années", M. Vandenbroucke n'était pas Ministre de la santé, M. Bauduin.

  • Posté par Hans José, mercredi 21 avril 2021, 10:06

    Probablement à mettre sur le compte des chocs psychologiques que FVDB apprécie d'imposer à la population.

  • Posté par Bauduin Dominique, mercredi 21 avril 2021, 9:55

    Depuis plus d'un an que cette pandémie dure, le gouvernement aurait pu augmenter la capacité de la Belgique en lits de soins intensifs. L'effet de surprise est dépassé, c'est donc un choix politique de ne pas donner plus de moyens à nos hôpitaux. Le nombre de décès est de moins de 40 par jour depuis des semaines, si pas des mois... Il est donc possible de soigner les malades et de diminuer le risque d'issues fatale par la vaccination et les soins. Le confinement sans fin n'est plus la seule solution que ce gouvernement peut nous proposer (imposer...).

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