Maxime Prévot: «Décaler la réouverture des terrasses de 7 jours, c’est risible»

Maxime Prévot: «Décaler la réouverture des terrasses de 7 jours, c’est risible»
Dominique Duchesnes.

Le 8 mai, un plan plein air doit entrer en vigueur qui autorise notamment l’ouverture des terrasses des restaurants et cafés. Le secteur Horeca, fermé depuis le mois d’octobre, est en ébullition. Certains exploitants disent ne plus croire dans les engagements des gouvernements et affirment qu’ils rouvriront le 1er mai, quoi qu’il leur en coûte.

« Je suis un légaliste, à partir du moment où une interdiction est décrétée, il me faut faire respecter la loi. Je ne vais pas missionner la police pour qu’elle aille à la chasse aux terrasses, mais si une infraction est constatée, il faudra que P-V soit dressé », a affirmé Maxime Prévôt, bourgmestre de Namur, invité de Matin Première ce mercredi.

« Je ne pense pas que décaler de 7 jours va avoir un impact significatif sur la gestion des chiffres, sur la campagne de vaccination. C’est risible. On nous dit qu’on attend le 8 mai parce que ça permettra de vacciner entre 400.000 et 500.000 personnes de plus. Soyons raisonnables : ça fait 3 mois que la campagne de vaccination est lancée en Belgique et on a vacciné deux millions de personnes. Et on ferait un demi-million de personnes en une semaine. Qui peut croire ça ? »

« Je ne pense pas que ce soit, sur le plan sanitaire et de l’ordre public, plus problématique d’avoir des gens attablés en terrasse dans des endroits désinfectés avec le respect de la distance plutôt que des rassemblements sauvages dans les endroits publics ou clandestins dans des caves, ce qui existe sur tout le territoire belge », poursuit Maxime Prévot. « Et je ne pense pas qu’on peut faire œuvre utile quand des gens se réunissent “en stoem” (en stoemelings, en cachette, ndlr), sans masque, en contact rapproché et avec de la consommation anarchique d’alcool. »

La reprise en terrasse le 8 mai, date à laquelle en principe les plus de 65 ans auront été vaccinés, est par ailleurs assortie d’une condition : une amélioration durable de la situation aux soins intensifs des hôpitaux. Dimanche, sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » (RTL-TVi), le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a refusé de fixer un seuil chiffré à cette amélioration. Il a rappelé que, ce jour, 92 places seulement étaient encore disponibles en soins intensifs dans tout le royaume.

 
 
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