Un arrêt de Tihange 2 fait bondir le prix de l’électricité

Un arrêt de Tihange 2 fait bondir le prix de l’électricité
Michel Tonneau

Le réacteur numéro deux de la centrale nucléaire de Tihange (1.008 MW) s’est mis à l’arrêt automatiquement ce mercredi après-midi. « Au cours d’un test, une vanne d’alimentation en eau d’un générateur de vapeur dans la partie non nucléaire du site s’est fermée, ce qui a provoqué l’arrêt du réacteur conformément aux procédures », explique Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Engie, l’exploitant du parc nucléaire belge. « Il n’y a pas eu d’impact en termes de sûreté ». Engie va étudier les circonstances de cet arrêt non programmé. « Sur ce qu’on en sait à cette heure, nous estimons que le réacteur devrait pouvoir redémarrer demain soir », précise encore Anne-Sophie Hugé.

Cet arrêt subit a eu des conséquences sur le marché de l’électricité, provoquant un pic des prix, qui ont atteint le montant record de 3.200/MWh sur le marché de gros pendant une courte période, a confirmé Elia, le gestionnaire du réseau de transport électrique. On parle de « prix de déséquilibre » lorsqu’il faut, comme cela a été le cas, combler rapidement une différence entre l’offre et la demande. L’arrêt de Tihange 2 est survenu à un moment où il y avait moins de vent que prévu, ce qui a également entraîné une baisse de la production des parcs éoliens en mer du Nord.

Pas d’impact sur la facture

Du côté des consommateurs, il ne faut toutefois pas s’inquiéter de ce record, qui ne se verra pas sur la facture. « Tout ça est lissé sur le long terme (les prix sont d’ailleurs repassés en territoire négatif après une demi-heure de « flambée », NDLR) », explique Jean Fassiaux, porte-parole d’Elia. « Cela a très peu d’impact sur le consommateur, voire pas du tout ».

Ce genre de situation n’est pas inédit. « Il arrive qu’on perde un réacteur ou qu’une interconnexion soit coupée après un problème technique », ajoute Jean Fassiaux. « C’est pour ça que nous avons des capacités contractées en réserve qui peuvent être activées dans un premier temps. Après, c’est le marché qui se réorganise lui-même très vite, par exemple via des centrales non utilisées ou de l’importation par les interconnexions. Mais même si les prix se sont envolés aujourd’hui, il n’y a pas eu de problème d’approvisionnement ».

 
 
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