Proximus tenu responsable d'abonnements forcés à des applications (Test Achats)

LiveFootball.tv est une application de streaming payante qui permet de regarder des matchs de football en direct, ainsi que des résumés. Quant à Demon Games, il permet de jouer à des jeux en streaming. "Rien de mal à cela, mais la société à l'origine de ces applications, PM Connect Ltd, basée au Royaume-Uni, a une façon très agressive de faire des affaires", écrit l'organisation de consommateurs.

"Imaginez: vous êtes en train de naviguer sur internet ou de jouer à un jeu sur votre smartphone et soudain, vous voyez apparaître une publicité pop-up de LiveFootball.tv ou Demon Games. Instinctivement, vous cliquez sur la croix pour fermer le pop-up et continuer ce que vous faisiez. Surprise: un peu plus tard, vous êtes confronté à une facture de télécom majorée de 5 euros pour un contrat avec LifeFootball.tv ou Demon Games", explique-t-elle, ajoutant avoir enregistré plus de cent plaintes concernant ces applications en un an, principalement chez Proximus.

"Mais le problème est bien plus vaste. En l'espace d'un an, ce sont plus de 300 plaintes que nous avons reçues concernant des services tiers qui s'ajoutent sur les factures télécom à l'insu des clients (...) La volonté de conclure un contrat doit toujours être explicite: le simple fait de cliquer sur une fenêtre pop-up ne suffit pas à engager le consommateur. La société à l'origine de l'application agit donc en violation totale de la loi belge", ajoute Test Achats.

L'organisation constate également que les consommateurs ne sont pas du tout aidés par leur opérateur télécom lorsqu'ils découvrent que des frais supplémentaires non désirés sont facturés. Toutefois, l'opérateur est légalement tenu de traiter la plainte et de la transmettre à l'entreprise pour laquelle le service est censé avoir été conclu. "Nous avons donc envoyé une mise en demeure à la société qui commercialise LiveFootball.tv ainsi qu'à Proximus, l'opérateur le plus souvent impliqué dans les plaintes. Nous portons aussi plainte auprès du SPF Économie et de l'Institut belge des télécommunications (IBPT)."

 
 
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