"Mega reste un fournisseur low cost, la transparence est à notre avantage"

Dans le collimateur de l'Inspection économique se trouvent les contrats dits dormants de Mega. Lorsque le contrat arrive à son terme, les clients sont automatiquement transférés vers un nouveau prix, supérieur au tarif précédent. L'Inspection économique évoque une différence allant jusqu'à 30%.

Pour Thomas Coune, CEO de Mega, ce chiffre ne correspond pas à la réalité. Attirer de nouveaux clients avec un prix promotionnel est une pratique courante dans le secteur de l'énergie, souligne-t-il. La différence entre le tarif de base et le tarif après renouvellement du contrat est de 4% si le montant global de la facture est pris en compte, assure-t-il.

Mega ne s'est jamais livrée à des pratiques illégales, poursuit-il, puisque les recommandations du régulateur de l'énergie (la Creg) pour davantage de transparence ne font pas office de loi.

Peu après l'ouverture de l'enquête de l'Inspection économique, Mega a néanmoins décidé de publier tous les tarifs de renouvellement sur son site internet.

"Nous sommes contents qu'il y ait plus de transparence, puisque nous sommes moins chers que la concurrence", a estimé le directeur financier de Mega, Jean-Marc Kesteman. "Que les consommateurs comparent mieux est à notre avantage." La dernière étude de la Creg montre que Mega est entre 7 et 25% moins cher que ses concurrents, tarifs de reconduction inclus.

Mega espère par ailleurs voir l'Inspection économique s'intéresser à d'autres pratiques "dangereuses" comme la reconduction tacite de contrats à durée déterminée. Cette pratique vise à maintenir les mêmes prix pendant une longue période, au détriment des consommateurs.

 
 
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