Accueil Léna

La boutique où tout a commencé tente de survivre à «l’affaire George Floyd»

Adam Abumayyaleh est membre de la fratrie propriétaire du Cup Foods, à la sortie duquel George Floyd a été tué : « La plupart des habitants de Minneapolis comprennent que nous ne sommes pas responsables, que nous n’avons fait que notre devoir, mais d’autres ne l’entendent pas de cette oreille. »

Avec LéNA, découvrez le meilleur du journalisme européen.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 5 min

Des timbres, des cigarettes et du lait bio. Des t-shirts, des coques de smartphone et des tickets de bus. Des spécialités halal, mexicaines et du Proche-Orient. Des olives et du fromage. Le couple Abumayyaleh est arrivé à Minneapolis en provenance de Palestine dans les années 70, avec pour seuls bagages une volonté à toute épreuve et une poignée d’enfants.

Une fois sur place, la famille continue de s’agrandir. A la naissance du dixième enfant, le couple ouvre, au coin d’une rue du sud de la ville, un gigantesque magasin où l’on peut acheter de tout et qui finira par apparaître dans les journaux télévisés du monde entier. Le 25 mai dernier, George Floyd entre au Cup Foods, nom de cet établissement, et paye ses cigarettes avec un faux billet de 20 dollars. L’un des vendeurs appelle alors la police : s’en suivront une arrestation brutale juste devant le commerce, la mort de George Floyd et une véritable vague de colère.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

3 Commentaires

  • Posté par Raurif Michel, jeudi 22 avril 2021, 16:50

    Cela s'appelle "dommage collatéraux "

  • Posté par Dupont Vincienne, dimanche 25 avril 2021, 9:45

    Absolument tout est injuste dans cette histoire : la déferlante de haine que ce commerçant doit subir, la mort absurde et scandaleuse de M. Floyd, la situation des Noirs aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, le contexte de violence dans lequel les policiers américains doivent travailler avec une population sur-armée et une violence omniprésente, le fait que M. Chauvin ait été jugé sous la pression de la rue, des médias et de la classe politique. Violence et justice font rarement bon ménage.

  • Posté par Marlier Jacques, dimanche 25 avril 2021, 0:41

    Oui, mais apparemment, ce sont des dommages injustes: n'est-il pas normal d'appeler la police quand on est victime d'une arnaque et que le voleur ne la corrige pas spontanément. Non, c'est la police, et en particulier Derek Chauvin, qui a "dérapé" dans cette affaire. (Derek Chauvin... mais aussi son collègue policier qui se contente de regarde tranquillement son collègue!) On ne risque pas la vie de qui que ce soit (à petit feu ou brutalement) pour un vol de 20 dollars.

Aussi en LéNA

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs