La BCE garde son cap monétaire face aux incertitudes de la pandémie

A l'issue d'une réunion du Conseil des gouverneurs, les gardiens de l'euro ont opté pour le statu quo sur leur panoplie d'outils anti-crise. La principale arme de la BCE, le programme d'achat d'urgence face à la pandémie (PEPP) lancé il y a un an pour maintenir des conditions de financement favorables, doit toujours porter sur 1.850 milliards d'euros à dépenser d'ici mars 2022.

Les taux d'intérêt ont été maintenus à leur plus bas historique. Une partie des liquidités déposées auprès de la BCE au lieu d'être distribuées via des crédits vont rester taxées à -0,5%, comme depuis septembre 2019.

Le taux directeur servant au refinancement des banques à court terme a lui été maintenu à zéro, niveau auquel il campe depuis 2016.

Décidée en mars en réponse aux tensions sur les taux obligataires, l'augmentation "significative" du rythme des rachats de dette publique et privée est appelée à se poursuivre.

La BCE mène une politique très expansive destinée à soutenir les crédits aux ménages et aux entreprises. La présidente de la BCE Christine Lagarde avait assuré fin mars qu'il se passerait "un certain temps" avant que l'institution resserre sa politique monétaire.

La BCE avait également balayé, lors de sa précédente réunion, les risques d'un dérapage des prix, jugeant que le rebond de l'inflation en zone euro était lié à des facteurs temporaires.

 
 
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