Associations, syndicats, mutuelles et indépendants réclament une réforme de la Grapa

"Sous l'actuelle procédure, suspendue durant la crise sanitaire, les facteurs doivent réaliser des visites domiciliaires pour contrôler la carte d'identité des bénéficiaires d'une Grapa ? dont 65,5% sont des femmes - et vérifier qu'elles demeuraient bien sur le territoire belge", expliquent les plaignants. "Dans les faits, les personnes qui s'absentent du domicile plus de cinq jours sans vérifier leur boite aux lettres peuvent risquer d'être sanctionnées par un retrait de Grapa."

Ce mode de contrôle entraîne "des impacts psychologiques, de stress, d'assignation à résidence et d'isolement des seniors en pauvreté, des atteintes à la vie privée, des restrictions aux possibilités de circuler, de voir ses proches et enfants résidant hors de la Belgique ou encore de pouvoir maintenir une activité indépendante lorsque celle-ci nécessite des voyages à l'étranger". Et ce, "pour une procédure qui avait abouti au constat qu'on ne suspectait un dépassement des règles que chez 0,95% des seniors en pauvreté contrôlés".

Si le gouvernement Vivaldi avait l'intention de faire évoluer la procédure vers davantage de proportionnalité, les "projets à l'étude actuellement suscitent quelque peu l'inquiétude". Les associations prennent dès lors les devants pour adresser leurs propositions à la ministre Lalieux.

Elles réclament notamment la possibilité de se faire entendre et accompagner avant toute sanction, une revalorisation des montants et l'ouverture d'un chantier sur les conditions d'évaluation des ressources fixant le montant de la Grapa.

Ces propositions seront défendues lors d'une action qui aura lieu la semaine du 24 mai, annoncent-elles.

 
 
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