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Contrôle de quarantaine: le gouvernement dégaine un ovni législatif

Attaqué par le conseil d’Etat et l’APD, l’arrêté ministériel controversé du 12 janvier permettant de croiser les données ONSS et de santé réapparaît sous une forme inédite, le « protocole d’accord ». Sans passer par le Parlement.

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Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 5 min

Un traitement sensible de données à caractère personnel, sans base légale solide, sans débat au parlement, sans loi, au mépris de l’Autorité de protection des données (APD) et du Conseil d’Etat… Depuis le début de la crise, le refrain semble tourner en boucle, en écho aux failles démocratiques dans la gestion de la vie privée par l’Etat. Le gouvernement a-t-il perçu le message ? La publication imminente au Moniteur d’un « protocole d’accord », dont Le Soir a pu prendre connaissance, laisse planer quelques doutes.

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45 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, dimanche 25 avril 2021, 11:19

    Merci pour l'info, M. Laloux. Comme d'autres l'ont souligné aussi, la délinquance démocratique semble en effet poursuivre imperturbablement sa route ! En un sens, on devait s'y attendre : début mars déjà, M. Michel, cerné par le scandale, tout en suggérant formellement "l’arrêt du projet de croisement des données des Belges", confirmait pratiquement sa ferme intention de ne rien changer sur le fond : ni crever les abcès, ni virer les snipers, ni surtout démanteler le bel arsenal technologique accumulé par RobbLand (... "opportunités importantes"... "déterminantes pour la relance" !). D'autre part, l'idée de substituer au débat démocratique un "protocole d'accord" lubrifiant, en prélude au suppositoire que le Parlement n'aura plus qu'à accepter en dernière minute, est tout à fait dans le style de RobbLand et de ses amis politiques, qui sont coutumiers des 'pactes d'actionnaires'... Malheureusement pour la démocratie, ce modèle d'Etat-SA est unanimement partagé par tous les partis au pouvoir, et les parlementaires ont globalement abdiqué leur autonomie. Restent donc à investiguer quelques questions encore floues, soulevées par l'ancrage flamand et CD&V de RobbLand : quels acteurs/courants politiques tiennent le joystick, et pourquoi les francophones y ont-ils fait allégeance ? N'ayant pu obtenir le scission, la Flandre veut-elle tout savoir... pour affiner ses calculs ?

  • Posté par Marlier Jacques, dimanche 25 avril 2021, 0:28

    Comme le dit bien l'article, les croisements de données offrent des avantages sanitaires évidents, mais il reste que cette pratique doit être rigoureusement contrôlée. La démocratie est beaucoup plus fragile que nous le croyons dans notre candeur béate, pétrie (réellement) des meilleures intentions. C'est beau, la confiance, mais cela peut s'avérer dangereux. Regardez le phénomène Trump! 71 millions de citoyens d'une population en principe démocratique ont fait confiance à ce président... que beaucoup d'entre eux continuent à plaindre!

  • Posté par Moreau Michel, dimanche 25 avril 2021, 9:58

    D'accord avec vous : l'argument des 'avantages', particulièrement des avantages 'évidents', ne me semble offrir ici qu'une fondation très illusoire. Avantages pour qui ? et à quel terme ? Évidents jusqu'où ? Le véritable 'avantage sanitaire', en l'occurrence, ne serait-ce pas de pouvoir compter sur une population massivement ( > 95%) solidaire, soucieuse les uns des autres, comprenant bien les modes de propagation, les risques de brassage et la prophylaxie, une population informée et bien préparée ? Au lieu de quoi, on se rabat en toute obscurité sur des ersatz technologiques qui 1) à court terme, ne garantissent rien qu'on ne pourrait obtenir par les moyens civils usuels (avec quelques grammes d'intelligence en plus, c'est vrai), mais 2) à long terme, nous enfoncent à coup sûr un peu plus dans les méandres de la gouvernance algorithmique. L'avantage, la facilité, la productivité... : si nous avions vécu les riches heures de l’Allemagne nazie, peut-être aurions-nous aussi trouvé qu'après tout, l'identification systématique des non-aryens (à laquelle contribua fortement l'informatique naissante) offrait pas mal d'avantages...?

  • Posté par Debersaques Bart, samedi 24 avril 2021, 22:16

    l'érosion démocratique du jour.

  • Posté par Migisha Jean, samedi 24 avril 2021, 19:00

    Data mining et pas datamaning (https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_donn%C3%A9es)

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