Coronavirus: pour Maggie De Block, «un bateau ne prend pas la mer avec 9 capitaines»

Coronavirus: pour Maggie De Block, «un bateau ne prend pas la mer avec 9 capitaines»
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Il est préférable qu’une hiérarchie soit définie. Je ne crois pas qu’un bateau prenne la mer avec neuf capitaines. Cet élément devrait faire partie de vos recommandations », a déclaré vendredi après-midi Maggie De Block, l’ancienne ministre de la Santé, au cours de la deuxième partie de son audition en commission spéciale covid de la Chambre.

Elle avait auparavant été soumise à un feu nourri de questions de la part des parlementaires. Pendant plus de 5 heures, ces derniers l’ont interrogée sur la destruction du stock stratégique de masques, sur la réaction tardive des autorités belges, sur les économies dans les soins de santé, sur « la grippette » évoquée en début de pandémie alors que des signaux d’alarme se faisaient déjà entendre, sur le devoir de réserve des experts ou encore sur sa communication défaillante et son absence de leadership.

Les tensions entre le cabinet et l’administration ont également été évoquées. « En temps de crise, certaines tensions peuvent apparaître, mais il n’y a pas besoin d’être les meilleurs amis du monde pour réussir à collaborer », a botté en touche Maggie De Block en rappelant tout de même qu’au bout de trois semaines, « il n’y avait toujours pas de cellule de crise mise en place au sein du SPF ».

Quant à Sciensano, « ils refusaient de communiquer les données relatives à la surveillance hospitalière, dont le nombre de patients covid, le nombre de patients aux soins intensifs, sous respirateur ou le nombre de morts par hôpital. Je comprends, parce qu’ils craignaient que les patients choisissent leur hôpital sur base de ces chiffres non-contextualisés. Depuis, ils ont progressé et ces données sont désormais communiquées », a assuré l’ex-ministre.

« Le fédéral, alors en affaires courantes et sans majorité à la Chambre, a aussi dû, au départ, assumer certaines compétences des entités fédérées, notamment en matière de testing et de distribution d’oxygène dans les maisons de repos, car ça ne fonctionnait pas », a-t-elle ajouté avant de revenir sur sa communication qualifiée de « défaillante » par différents parlementaires. « Entre janvier et octobre 2020, j’ai pris la parole pendant 7.300 secondes dans les journaux télévisés flamands, ce qui était davantage que l’ensemble des virologues », s’est défendue Maggie De Block.

 
 
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