Une policière tuée lors d’un attentat à Rambouillet: ce que l’on sait

epaselect FRANCE KNIFE ATTACK

Elle avait 49 ans. Elle avait deux enfants. Elle était agente administrative dans la police. Et c’est pour cela qu’elle a été tuée. Elle a succombé vendredi en début d’après-midi à ses blessures au commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines (ouest de Paris). C’est là qu’elle avait été poignardée à la gorge par un assaillant qui l’avait suivie alors qu’elle entrait, en civil, dans le sas du bâtiment après sa pause déjeuner. L’homme a été tué par des tirs de riposte.

Le parquet antiterroriste a été saisi dans les heures qui ont suivi. C’est le mode opératoire et le fait que l’assaillant ait crié « Allah Akbar » qui ont motivé cette saisine, selon le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard. Le terroriste avait, semble-t-il, effectué des repérages dans ce commissariat d’un quartier tranquille avant de passer à l’acte.

Le département des Yvelines a déjà été durement frappé. C’est là, à Conflans-Sainte-Honorine, que Samuel Paty avait été décapité en octobre dernier parce que ce professeur d’histoire-géo avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Là aussi qu’un couple de policiers avait été égorgé en 2016, à Magnanville. L’homme et la femme étaient chez eux, avec leur jeune fils, quand un terroriste était entré et les avait égorgés. Il s’était revendiqué de l’organisation Etat islamique.

Le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ainsi que la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse se sont rendus à Rambouillet. Sur Twitter, Emmanuel Macron a répété sa détermination : « Du combat engagé contre le terrorisme, nous ne céderons rien. »

Selon les premiers éléments de l’enquête, le terroriste est un ressortissant tunisien de 36 ans, inconnu jusqu’alors des services de police et des renseignements.

Il était arrivé en situation irrégulière en 2009 et avait été régularisé récemment. Principale adversaire d’Emmanuel Macron avant la présidentielle de l’an prochain, Marine Le Pen a aussitôt réagi : « Il faut arrêter de régulariser les clandestins. »

 
 
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