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Arrêter de promettre si c’est pour ne pas tenir

Ce yo-yo dans la communication achève de tuer l’adhésion, autant que les privations de liberté et l’absence d’une stratégie de long terme.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 2 min

Il y a quelque chose d’incompréhensible et d’agaçant : pourquoi des responsables politiques continuent-ils à annoncer durant des jours entiers « ça ira mieux, demain » pour à chaque fois, in fine, se ranger derrière la situation sanitaire, la seule réalité qui détermine les décisions d’ouverture ou de fermeture ? Surtout lorsque rien ne permet de tabler sur une amélioration. Pourquoi promettre une semaine des perspectives pour l’été si c’est pour, la suivante, ne pas s’y tenir ?

Sur le fond, qui peut contester la priorité donnée à la prudence lorsque les soins intensifs sont saturés et mettent la sécurité sanitaire en péril ? Mais si les critères de la « libération » sont le chiffre de maximum 500 personnes en soins intensifs et un pourcentage élevé de vaccination chez les plus de 65 ans ou les plus fragiles, pourquoi ne pas l’afficher ? Si le baromètre tant réclamé en début de pandémie existe, pourquoi ne pas l’assumer ?

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38 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, dimanche 25 avril 2021, 13:47

    @ Jean-Marie Staquet : La taux de mortalité belge (2/1000) est même pire que le brésilien (1,75/1000) mais si la densité de population n'explique pas tout (BE 375/km2; BR 25/km2), on ne peut la négliger, surtout avec une telle différence (15x plus!). Par ailleurs on ne peut pas dire que le mode de vie des brésiliens urbains soit comparable au nôtre. C'est loin d'être le cas, avec une bonne partie de la population vivant dans des bidonvilles ou assimilés, dans une grande pauvreté, pour ne pas dire misère, incomparable avec ce qu'on trouve chez nous. Une population qui n'a généralement pas la possibilité de s'isoler et qui se mélange par la force des choses. Je pense que comparer les situations ici et là-bas n'a guère de sens, tant les différences abondent. Géographie et climat, systèmes politique et de santé, socio-économie, etc,... la mortalité COVID est liée à de très nombreux facteurs et le confinement ou la densité de population n'expliquent pas tout à eux seuls. Par ailleurs, je ne sais pas de quelles études parlent Dorp L. mais il serait bon que ses sources soient citées, car le confinement (très relatif, il faut bien le dire) semble bien avoir freiner l'avancée de la pandémie. J'imagine par ailleurs, que ces études si elles existent effectivement, ne tiennent pas compte des variants plus virulents. Il reste que les chiffres de la Belgique ne sont pas bons et qu'il faudra bien un jour qu'on comprenne pourquoi.

  • Posté par Dorp L, dimanche 25 avril 2021, 19:48

    Voici deux de mes sources d'informations dans le seul but de nourrir la réflexion. Les Belges ne sont pas tous des moutons décérébrés, se soumettant quasi automatiquement à toute idéologie faisant l'objet d'une propagande bien organisée. Heureusement Internet existe pour se construire une opinion. https://www.aier.org/article/the-lockdown-paradigm-is-collapsing/ https://www.aier.org/article/the-2006-origins-of-the-lockdown-idea/

  • Posté par Mathy Arthur, dimanche 25 avril 2021, 11:24

    Ne mettons pas tout le monde dans le même sac !!!! Certains promettent et ne demandent qu'à tenir (Vanden Broeck, De Croo) : Assouplissement lorsque le nombre d'hospitalisations et de contaminations seront sous une certaine valeur... Et d'autres (Bouchez, Ducarme, Cleranval, Wilmès, Jeholet, Désir, Linard...) après que leur parti ou eux-mêmes ayent accepté les décisions du codeco n'ont de cesse que de les remettre en cause et de faire de la surenchère dans des buts clairement électoralistes. Ce sont ces derniers qui sont responsables de la situation actuelle, pas ceux qui voudraient pouvoir s'en tenir à un fil de conduite rigide. Sans des Bouchez et Ducarme par ex, on n'aurait pas rouvert les métiers de contact trois semaines trop tôt pour devoir les refermer de sitôt...et sans doute les refermer de nouveau bientôt.

  • Posté par Van Obberghen Paul, dimanche 25 avril 2021, 13:53

    Il n'est pas nécessaire d'en faire une question de personnes. Les politiques sont décidées collectivement, en concertation de pas moins de 4 gouvernements, dans lesquels toutes les tendances politiques démocratiques belges sont représentées, de manière relativement bien équilibrée, du reste. Dans ce cas, il n'est pas étonnant que les personnalités politiques se positionnent dans la ligne de leurs partis respectifs et en fonction de leur électorat respectif et de leur communauté linguistique. Mais au final, ce ne sont pas des personnes qui décident seules dans leur coin de ces politiques. Rien en tous cas qui ne fassent consensus.

  • Posté par Dorp L, dimanche 25 avril 2021, 10:05

    Les journalistes devraient se poser la question de l'origine de cette théorie du confinement de toute une population en matière de santé publique. Les auteurs de cette théorie avaient connaissance des très graves conséquences de la mise en application de cette théorie sur le fonctionnement de la société. Plusieurs études démontrent aujourd'hui l'absence d'impact du confinement sur l'avancée de l'épidémie. Toute la lumière devrait être faite sur les circonstances qui ont amené en Europe les dirigeants à appliquer cette politique aux conséquences très graves

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