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Précarité étudiante: demande légitime versus dette abyssale

Un tiers des étudiants vit des problèmes financiers. Une précarité discrète, rampante, qui a ces derniers mois révélé son vrai visage.

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Chef du service Société Temps de lecture: 3 min

Soyons clairs : la précarité des étudiants n’est ni une fatalité ni une généralité. Deux tiers d’entre eux, au moins, appartiennent à cette catégorie de chanceux à qui les parents offrent et le minerval, et le logement, et les frais annexes… Ils le font parce qu’ils ne manquent guère de moyens et/ou qu’ils peuvent se serrer la ceinture.

Soyons tout aussi clairs : la précarité étudiante touche peu ou prou l’autre tiers. Discrète, rampante, elle a, ces derniers mois, révélé son vrai visage. En témoignent les CPAS débordés par les demandes de RIS (le revenu d’intégration sociale spécial étudiant ou étudiante) ou, du rarement vu, les files devant les centres de distribution de colis alimentaires sur les campus. Insidieusement, elle s’est implantée dans cette partie de la population, jadis considérée comme privilégiée, plaçant les jeunes dangereusement sur la planche glissante de la pauvreté.

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12 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, lundi 26 avril 2021, 13:21

    @Anagnostaras Dimitri et Ask Just, en effet, il y a une tromperie. Le fgov arrête l'horeca et ce sont les régions qui aide la restauration! Le fgov arrete les activités étudiantes mais c'est la Communauté française qui devrait payer. Le problème est en effet là. A noter que le fgov a bien sorti une aide mensuelle complémentaire pour les certains bénéficiaires sociaux. Elle pourrait donc bien décider aussi de venir en aide aux étudiants qu'on empêche de faire leurs jobs. Le droit passerelle doit aussi pouvoir s'étendre aux étudiants. A Vandenbroucke de payer ses inconséquences.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, lundi 26 avril 2021, 13:19

    Le choix a de toute façon déjà été fait sur ce continent de vieux qui sortait déjà de l'histoire et accélère sa sortie.

  • Posté par Lambert Guy, lundi 26 avril 2021, 10:41

    Curieusement, quand on parle d'aider les étudiants, on aborde le problème de la "dette abyssale" qui empêcherait cette aide alors qu'en ce qui concerne le droit passerelle (même doublé), on en parle beaucoup moins. Et pourtant, une connaissance travaillant dans les services de vérification de ce droit passerelle, me dit qu'il existe de nombreuses irrégularités et des profiteurs.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 26 avril 2021, 13:14

    Une petite note tout de même, on ne parle pas du même budget. L'aide aux étudiants relève de la Communauté française, notoirement à l'os... déjà avant le corona. Le droit passerelle lui relève du budget fédéral. Dans bien des cas, votre commentaire se vérifie tout de même au sujets des priorités politiques souvent discutables. Ici, on parle simplement de niveaux de pouvoirs différents.

  • Posté par Vynckier Albert, lundi 26 avril 2021, 9:23

    la richesse est un différentiel non? c'est comme le sport, les autres équipes s'entraînent aussi. pendant que les jeunes sortent diplômés d'ici, les autres pays ne sont pas en reste...si les jeunes sortent diplômés ici mais que le pays s'enfoncent dans la pauvreté, c'est que les autres pays font mieux...

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