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Carte blanche: «Les conséquences inattendues d’un relèvement du revenu d’intégration»

Le relèvement significatif des allocations sociales minimales s’avère indispensable, mais il coûtera plus cher que le seul coût du relèvement. Raison pour laquelle il doit s’accompagner d’une série d’autres mesures fortes.

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Dans une interview accordée à la revue des CPAS wallons, la ministre fédérale ayant l’intégration sociale dans ses compétences annonce une augmentation de 22 % d’ici à 2024 des allocations sociales. Cette déclaration s’inscrit dans le droit fil de l’accord de gouvernement qui prévoit « l’augmentation des allocations sociales en direction du seuil de pauvreté ».

Octobre 2024 : Marie, maman seule avec deux jeunes enfants, qui vit des moments difficiles, se retrouve au CPAS de Namur. Elle ne peut que se réjouir de l’augmentation du revenu d’intégration intervenue depuis 2021. Au vu de la composition du ménage, son seuil de pauvreté est de 2.099 €/mois (1). Tenant compte de 469 €/mois d’allocations familiales, son revenu d’intégration de 1.630 €/mois lui permet d’atteindre le seuil de pauvreté ; c’est la première fois qu’on y arrive depuis la création du minimex !

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1 Commentaire

  • Posté par Heneffe Jean-marie , mardi 27 avril 2021, 10:17

    Belle analyse. La pauvreté et surtout l’extrême pauvreté sont insupportables dans nos pays dits développés. Le diable se cache pourtant dans les détails et il y a des effets pervers : les pièges à l’emploi, la justice sociale entre tous, les effets d’entraînement nécessaires sur les bas salaires et ensuite sur les autres… Ce qui est plutôt absurde, c’est de se fonder sur le « seuil de pauvreté ». Ce critère permet de se faire une idée précise de la localisation des poches de pauvreté dans un pays et du profil socio-économique des personnes concernées. Comme il est précisé dans l’article et par définition, il correspond à 60 % du revenu médian. Imaginons que par un coup de baguette magique, on multiplie tous les revenus par 10 (sans provoquer d’inflation, ce qui est impossible), le sens commun dirait qu’il n’y aurait plus de pauvres dans notre beau pays (à part ceux qui avaient zéro ou presque, car 10 fois zéro, c’est toujours rien). Le revenu médian serait pourtant décuplé, le seuil de pauvreté aussi, le pays afficherait toujours autant de ménages sous le seuil de pauvreté et les riches seraient beaucoup beaucoup plus riches.

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