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Vie privée sous tension: «Ce n’est pas du profilage», se défend Frank Robben

Il a assuré de l’importance qu’il attachait à « la transparence et à la confiance ». Outre ses fonctions à la SMALS, la Banque carrefour et e-health, M. Robben est aussi membre du Comité de Sécurité de l’Information (CSI) dont la concurrence avec l’Autorité de Protection des Données (APD) suscite de nombreuses questions.

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Le patron de l’ASBL SMALS, Frank Robben, s’est défendu mardi devant la commission de la Justice de la Chambre. Mis en cause dans le projet « Putting the data in the center », critiqué dans la partie francophone du pays pour son omnipotence sur la gestion des données sociales et de santé, il a expliqué l’importance des réalisations dans ce domaine depuis les années 1990 qui ont mené à la mise sur pied de la Banque carrefour de la sécurité sociale – dont il est l’administrateur général – et d’e-health. Et assuré les députés de l’importance accordée à la protection de la vie privée dans la mise au point de ces systèmes.

Le projet, devenu « Smart Data Services », a été lancé (avant d’être suspendu) par le SPF Bosa et vise à mettre à disposition une série de données des citoyens en vue d’une simplification administrative. La seule opération connue par M. Robben visait « Best », une source authentique d’adresses de manière à éviter que des documents n’arrivent jamais à des citoyens car l’administration ne dispose pas de la bonne adresse, a-t-il expliqué. Il est possible que des consultants de la SMALS, ASBL de service informatique de l’Etat où tant le gouvernement que les institutions de sécurité sociale sont représentées, y aient participé, a-t-il ajouté.

« Ce n’est pas du profilage mais c’est faire en sorte que des données puissent être échangées en toute sécurité. Le but, c’est que les gens ne doivent pas introduire à chaque fois la même donnée et qu’il n’y ait pas d’opposition entre les banques de données », a-t-il souligné.

L’homme a assuré de l’importance qu’il attachait à « la transparence et à la confiance ». Outre ses fonctions à la SMALS, la Banque carrefour et e-health, M. Robben est aussi membre du Comité de Sécurité de l’Information (CSI) dont la concurrence avec l’Autorité de Protection des Données (APD) suscite de nombreuses questions. Il a assuré les députés de l’absence de conflit d’intérêts dans son chef. Dans les rangs francophones, certains élus de la majorité et de l’opposition n’ont pas caché leur goût de trop peu devant les longues explications qu’ils ont reçues.

« Nous sommes plusieurs parlementaires à avoir l’impression que le CSI se substitue au Parlement », a expliqué François De Smet (Défi).

« Sans la presse, nous serions tous dans l’ignorance », a fait remarquer Vanessa Matz (CDH).

Dans la majorité, Koen Geens (CD&V) a lui aussi reconnu ce problème d’information du Parlement. « Trop souvent, nous dépendons du 4e pouvoir’», a dit l’ex-ministre de la Justice.

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12 Commentaires

  • Posté par epictete epictete, mercredi 28 avril 2021, 7:34

    « Ce n’est pas du profilage mais c’est faire en sorte que des données puissent être échangées en toute sécurité. Le but, c’est que les gens ne doivent pas introduire à chaque fois la même donnée et qu’il n’y ait pas d’opposition entre les banques de données ». Monsieur Robben a raison. c'est du FLICAGE quand les données sont mises à disposition d'administration (mal) intentionnée ! A quand le système de classification des citoyens chinois ou de démocratie à la russe, Monsieur Robben ?

  • Posté par Bruneau Christiane, mardi 27 avril 2021, 18:20

    La présence de Roben au CSI est toxique. Il faut que les parlementaires limitent son influence insidieuse. Il les enfume. L'APD doit être soutenue et ses pouvoirs augmentés.

  • Posté par De Villers Léopold, mardi 27 avril 2021, 15:46

    Pourquoi l'Etat qui a l'habitude de travailler avec des bureaux de consultance ne fait-il pas une demande à un de ces bureaux afin d'étudier toutes les ramifications de ces système et de voir si il y a conflit d'intérêt ou pas. Ce ne sont pas des députés qui ont les compétence en informatique pour juger de cela et encore moins leur administration

  • Posté par Joute Dodo, mardi 27 avril 2021, 16:29

    Les conflits d'intérêts sont tout à fait évidents, il n'y a pas besoin de dépenser des sous des contribuables sur cette question. Parler de conflit d'intérêt est une manière de noyer le poisson.

  • Posté par El Pasajero , mardi 27 avril 2021, 15:29

    Il faut bien lire ses postes: Outre ses fonctions à la SMALS, la Banque carrefour et e-health, M. Robben est aussi membre du Comité de Sécurité de l’Information (CSI) dont la concurrence avec l’Autorité de Protection des Données (APD) suscite de nombreuses questions. Ce type est dangereux!!!

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