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Vaccins Astrazeneca et Janssen: l’avis très divergent du Conseil supérieur de la santé

Limitation de l’âge à 50 ans, espacement de 16 semaines pour la deuxième dose d’Astrazeneca… Pour la première fois, les ministres de la Santé n’ont pas suivi les recommandations des experts à la lettre.

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Cheffe adjointe du service Société Temps de lecture: 3 min

Trois avis, trois entorses. Du jamais-vu durant cette crise sanitaire, au cours de laquelle les ministres de la Santé fédéral et régionaux se sont toujours appuyés sur les recommandations des experts du Conseil supérieur de la santé (CSS) pour prendre leurs décisions. La semaine dernière, suite aux nouvelles données communiquées par l’Agence européenne du médicament en ce qui concerne l’administration des vaccins AstraZeneca et Janssen, les ministres avaient demandé un nouvel avis du CSS pour voir comment adapter à nouveau la campagne de vaccination. Un avis qui a été remis samedi aux autorités qui, dans la foulée, ont décidé d’administrer l’AstraZeneca aux plus de 41 ans, de permettre la seconde dose avec ce vaccin dans un intervalle de 12 semaines et de ne pas imposer de limite d’âge pour le vaccin Janssen.

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41 Commentaires

  • Posté par elias jacques, mercredi 28 avril 2021, 12:55

    Je pense pour ma part que le gouvernement veut à tout prix avancer dans la vaccination, quels que soient les dangers uniquement parce que la colère gronde dans la population qui se rend compte que l'on continue les restrictions uniquement à cause des mauvaises décisions prises et des tergiversations. Il craignent que la révolte n'éclate si ils devant encore repousser les déconfinements.

  • Posté par Marlier Jacques, mercredi 28 avril 2021, 17:13

    "A cause des mauvaises décisions prises et des tergiversations", dites-vous. Selon moi, vous faites l'erreur très commune de juger les décisions anciennes au vu des connaissances actuelles. Ces dernières (encore fragiles et parcellaires!) ne sont jamais que le fruit d'hypothèses successives, parfois validées, parfois infirmées, ainsi que d'une suite d'essais et erreurs, phénomène très habituel et très normal en science. Par contre, je partage votre avis sur un point: le gouvernement me semble tâcher de compenser par une accélération de la vaccination ce qu'il ne parvient pas à obtenir par une réduction des contacts. Mais sachant que la réduction des contacts relève avant tout de notre responsabilité à tous et qu'une proportion de plus en plus grande de la population refuse à la fois l'autodiscipline et la contrainte (qu'elle ait raison on non ne change rien au raisonnement!), que reste-t-il comme autre arme au gouvernement que la vaccination tous azimuts pour lutter contre la pandémie? En effet, si le nombre de gens qui veulent se confronter au virus sans barrière (ou pratiquement sans barrière) explose, je crains que vu l'urgence et vu l'absence actuelle de traitement hautement efficace, il ne reste plus qu'une seule approche. Il faut essayer d'apprendre à l'organisme humain à se défendre lui-même. Pour cela, il faut lui apprendre à reconnaître un fragment capital du virus dans l'espoir qu'il arrivera à le détruire, et qu'il pourra par la suite tuer ainsi le virus naturel entier quand il lui sera confronté. Et ça... c'est très exactement ce qu'on appelle la "vaccination"! Et quand elle réussit (et c'est actuellement le cas pour notre satané coronavirus), cette méthode est tout simplement géniale... et cela reste vrai que le procédé rapporte ou non des bénéfices financiers gigantesques à certaines sociétés.

  • Posté par Pingo Raquel, mercredi 28 avril 2021, 10:59

    La méfiance de la population est facile à comprendre. À partir du moment où l'on sait qu'il existe une alternative à l'Astrazeneca et que cette même alternative comporte moins de risques, le choix est vite fait. La non-adhérence des gens à la campagne de vaccination n'est pas tant le refus de se faire vacciner, mais plutôt le sentiment qu'un vaccin déterminé leur est imposé. L'argumentation selon laquelle la balance bénéfices / inconvénients est déterminante pour le choix qui à été fait n'est valalable que s'il n'y avait pas d'autre vaccin disponible. L'obligation du gouvernement est de protéger au mieux la population et de lui fournir le meilleur traitement existant. Peu importe que les cas de vaccinations présentant des problèmes de santé, voire même la mort, soient minimes. Si on peut encore les diminuer en utilisant les bons vaccins pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi ne pas inviter, en toute connaissance de cause, les gens de tout âge et qui le souhaitent, de manière volontaire, à se faire vacciner avec l'Astrazeneca ? Je garantis que les stocks seraient vie partis. Parallèlement, le nombre de gens désireux de se faire vacciner et qui hésitent encore, à qui on donnerait le choix du vaccin, pourraient finalement franchir le pas. Ce serait, je pense, une bonne façon de faire décoller enfin le nombre des vaccinés. Pensez-y messieurs les décideurs !

  • Posté par Boer Mr, lundi 3 mai 2021, 20:41

    +1

  • Posté par Taine Marc, dimanche 2 mai 2021, 16:35

    100% d accord avec vous

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