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Les absences liées au burn-out ont presque triplé en trois ans

Les risques psychosociaux constituent la première cause d’invalidité. La CSC dénonce une dégradation de la situation. Et pose des revendications.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Des funambules qui déambulent au-dessus d’un plan d’eau, place Sainte-Catherine, à Bruxelles, portant des charges symbolisant le stress, le harcèlement… Ce « spectacle » était offert ce mercredi matin par la CSC, à l’occasion de la journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail. Cette année, le syndicat chrétien a choisi de sensibiliser l’opinion aux risques psychosociaux. Et à raison.

En juin 2020, en effet, la Belgique recensait 431.000 malades depuis un an ou plus. Un chiffre en constante augmentation et qui affiche une croissance de 25 % en cinq ans. Un constat déjà alarmant encore aggravé par celui-ci : 36,8 % de ces invalides (selon l’acception légale du terme), soit 158.700 personnes, sont sur le flanc en raison de troubles mentaux : dépression, burn-out, stress, dépendances… Cette catégorie est désormais la première cause d’invalidité en Belgique, devant les troubles musculo-squelettiques (31,7 %).

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15 Commentaires

  • Posté par Roland Stephanie, mercredi 28 avril 2021, 17:16

    Je suis actuellement en burn-out, tout allait bien jusqu'à ce que j'ai une nouvelle chef qui me pourrit la vie. L'employeur ne fait rien car il connait ses agissements et la laisse faire. Je suis la deuxième à faire un burn-out, les autres changent d'employeur quand ils le peuvent. Le syndicat n'a aucun pouvoir, l'inspection du bien-être au travail me redirige vers la médecine du travail et la médecine du travail n'a pas de pouvoir non plus, on tourne en rond. S'il y a burn-out, c'est qu'il y a mauvais management. Je ne pensais pas être le genre de personne capable de tomber en burn-out, mais il a fallu moins de deux ans de travail sous stress permanent pour m'y faire plonger.

  • Posté par YAPATCHEF Niakine, mercredi 28 avril 2021, 9:53

    La petite chronique humoristique de Niakine Yapatchef: Ce que j'ai remarqué dans le milieu du travail, c'est que ces gens qui font des burn-out on tous une chose en commun, à savoir: le Zèle ! Des casses-burettes de première en vérité. Le genre qui repasse après toi car ta pile de dossier est de travers, et surtout pour te dire que tu n'as pas remplis le formulaire x23d. Ceux qui le soir chez eux, vont coucher tard car ils ont peaufiné, jusqu'à pas d'heure, leurs power-point à présenter le lendemain, ... .Absolument incapables de procrastination. Ils font des grands yeux quand tu attends devant la pointeuse et éteignent toujours les lumières en sortant du bureau. Bref des rampants, des pions du système, de parfait petits soldats. On peut remettre ce type de personnalité à celui qui en 14, était le premier à sauter le parapet, baïonnette au canon, à courir comme un damné vers la tranchée des boches. Médaillés et galonnés,... Mais à titre posthume. Tout ça pour dire, si tu veux tenir au boulot, Mec, faut se la couler douce. La seule règle qui vaille pour arriver en forme à la pension: "Ne fait pas aujourd'hui, ce qu'un autre fera demain ! Et mieux que toi encore... ". Bref je les plains. Mais bon ce genre de maladie ne risque jamais de m'arriver, malheureusement, je suis bien trop laxiste. Pourtant j'aimerai bien, car un burn-out c'est trois mois minimum !

  • Posté par Staquet Jean-Marie, mercredi 28 avril 2021, 10:03

    Ce n’est pas faux. Dans certains autres milieux, on les appelle les « croyants ». C’est une question complexe en gestion du personnel parce que ces profils sont souvent des gens très manipulables et très utilisables mais en même temps ils peuvent être très problématiques car ils créent de la mauvaise ambiance et finissent souvent par s’arroger des pouvoirs de contrôle et de leadership que personne ne leur a donnés, et deviennent alors des facteurs d’instabilité. Le zèle est une question de survie pour un indépendant ou un entrepreneur parce que le laxisme ne pardonne pas pour lui et qu’il travaille pour lui mais pour un salarié, c’est souvent un très gros problème.

  • Posté par Panepinto Salva, mercredi 28 avril 2021, 9:46

    Il y a eu des manifestations importantes et même dans les bâtiments de la ministre du travail et interpellation de Monica De Coninck. La loi sur la charge psychosociale ne va pas assez loin et il faut lier cette loi avec celle du bien-être au travail. • Open space : les employés sont surveillés par leurs congénères, leur hiérarchie et soumis au bruit perpétuel. • Le système de Ranking dans l’évaluation provoque durant toute l’année un stress en continu. Le salarié a peur de recevoir une mauvaise cotation. Si la cote n’est pas assez bonne, il a un sentiment d’être dévalorisé. • Réponse du Conseiller en prévention = on a rien à dire car l’employé sait lors de la signature de son contrat dans quelle société il s’engage. Les résultats favorables aux travailleurs devant le tribunal de travail sont quasi nuls ! POURTANT IL EXISTE UN TRACEUR INFALLIBLE DU STRESS, LE CORTISOL ! ! ! Voir l'article ==> https://www.revmed.ch/RMS/2016/RMS-N-540/Burnout-depression-syndromed-adaptation-et-cortisol

  • Posté par Vanderelst Brigitte, mercredi 28 avril 2021, 11:39

    Très intéressant cet article, merci

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