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L’AIP, cet édifice effondré qui en ébranle d’autres

En s’affaissant, des pans de l’Accord interprofessionnel entraînent d’autres édifices d’apparence plus solides. Dont la concertation sociale.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

L’Accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022 ne sortira probablement jamais de terre. Et on ne fera pas mine d’être surpris.

On savait que la construction d’un tel accord serait cette fois bien plus difficile encore que par le passé. Une surface de négociation très limitée – la norme salariale fixée à 0,4 %, en raison du ralentissement économique engendré par le confinement et la crise sanitaire – et, dès lors, très peu de « briques » à partager pour ériger cet édifice bisannuel soutenu par les arcs-boutants patronaux et syndicaux. Et puisque les matériaux étaient rares, il faudrait aller les chercher dans les quelques secteurs ayant prospéré durant cette maudite année 2020 ainsi que dans des thématiques annexes à la négociation salariale : fin de carrière, salaire minimum.

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3 Commentaires

  • Posté par Santini Serge, dimanche 2 mai 2021, 11:57

    On reproche, à juste titre, que dans nos sociétés , on individualise les profits lorsque tout va bien et que l'on mutualise les pertes en cas de crise. Or, je me demande si les syndicats avec leur exigence d'augmenter les salaires pour les employés des entreprises qui ont fait des bénéfices lors de cette pandémie, on n'est pas dans le même cas de figure. Dans la plupart des cas, ces employés n'ont pas eu de perte de salaire et ont traversé la crise sans problème. Les employés des sociétés qui ont subi les effets de la pandémie ont non seulement perdu une partie de leurs revenus mais ne pourront pas bénéficier d'une augmentation de salaire puisque leur employeur a été en difficulté. Je pense qu'il faudrait réfléchir à cela tout en récompensant ceux qui ont dû travailler dans des conditions difficiles (caissières, personnel de santé,...) par une prime non taxable payée par ceux dont les bénéfices se sont envolés particulièrement suite à cette pandémie. J'ai une pension de salarié qui n'est pas exceptionnelle, mais je n'ai rien perdu suite à cette crise. Pourquoi ne pas faire contribuer exceptionnellement les pensionnés en fonction de leur capacité ?

  • Posté par Corbisier Maurice, mercredi 28 avril 2021, 13:14

    Article de qualité...

  • Posté par Pacolet Fabrice, mercredi 28 avril 2021, 9:48

    Apparemment certains n'ont toujours pas compris que nous allions tous devoir contribuer financièrement afin de résorber les millards injectés dans l'économie à cause de la Covid. Je vois mal comment promettre des merveilles alors que la crise n'est même pas encore finie. Quant à l'AIP, le système actuel n'est certaienment pas parfait mais c'est probablement le moins mauvais.

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