Le Parlement européen approuve l’accord commercial post-Brexit avec Londres

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AFP

Le Parlement européen a approuvé l’accord commercial conclu par l’UE avec le Royaume-Uni, mettant un point final au douloureux chapitre du Brexit, dans un contexte toujours tendu entre Londres et Bruxelles, selon le résultat d’un vote officiellement annoncé mercredi.

A l’issue du scrutin, organisé mardi soir, 660 députés ont approuvé le texte, 5 s’y sont opposés et 32 se sont abstenus, sur 697 votants.

Ce traité «marque le fondement d’un partenariat fort et étroit avec le Royaume-Uni», a réagi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur Twitter.

«Une mise en oeuvre fidèle est essentielle», a-t-elle cependant insisté, le Royaume-Uni ayant par le passé pris plusieurs décisions remettant en cause le précédent traité conclu avec l’UE, celui de 2019 sur le Brexit, qui organise le divorce.

Les Européens reprochent notamment à Londres d’avoir violé le protocole irlandais contenu dans ce premier traité, en reportant certains contrôles douaniers censés être menés entre la province britannique d’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, afin d’éviter le retour d’une frontière sur l’île d’Irlande.

Le feu vert des eurodéputés sur l’accord commercial conclu in extremis le 24 décembre dernier était devenu urgent: l’application provisoire du texte, effective depuis le début de l’année, s’achève vendredi. Et le Royaume-Uni avait exclu toute prolongation.

Une « erreur historique »

Le scrutin, après un débat parlementaire de cinq heures, s’accompagne du vote d’une résolution non contraignante, dans laquelle les élus qualifient le Brexit d’«erreur historique».

Ils demandent aussi à être pleinement associés aux futurs échanges avec Londres sur la gouvernance de cet accord de 1.250 pages, ce qu’a promis mardi Sur le plan des échanges, les exportations européennes vers le Royaume-Uni ont reculé de 20,2%, quand les importations britanniques dans l’UE ont baissé de 47% au cours des deux premiers mois de 2021, selon Eurostat.

A cela s’ajoutent d’autres points de friction, comme le récent différend sur l’approvisionnement en vaccins AstraZeneca, ou encore la menace mardi de la France de prendre des «mesures de rétorsion» contre les services financiers britanniques si l’accord post-Brexit sur la pêche n’était pas mis en oeuvre.

 
 
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