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Climat: les glaciers reculent toujours plus vite

Depuis 2015, le phénomène s’est accéléré et les tonnes de glace fondent plus vite

Temps de lecture: 2 min

Presque tous les glaciers du monde reculent toujours plus vite. Entre 2000 et 2019, la fonte de 220.000 glaciers étudiés par une équipe de recherche internationale dirigée par l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a atteint 267 milliards de tonnes en moyenne par année.

Ces 267 gigatonnes correspondent à une quantité d’eau qui submergerait l’ensemble de la Suisse sur une hauteur de 6 mètres chaque année, a indiqué mercredi l’EPFZ. Entre 2000 et 2004, les glaciers ont perdu annuellement 227 gigatonnes, mais entre 2015 et 2019, le phénomène s’est accéléré et cette masse s’est élevée à 298 gigatonnes par an.

Des régions plus fortement touchées

La fonte des glaciers est à l’origine de 21% de l’élévation du niveau des mers observée au cours des deux dernières décennies, soit 0,74 millimètre par année. Près de la moitié de l’élévation découle de la dilatation de l’eau lorsqu’elle se réchauffe. Le reste provient de la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique et des modifications du stockage hydrique terrestre.

Les glaciers qui fondent le plus rapidement se trouvent en Alaska, en Islande et dans les Alpes. Ceux du Pamir, de l’Hindu Kush et de l’Himalaya sont également fortement touchés.

«La situation dans l’Himalaya est particulièrement inquiétante», explique Romain Hugonnet, chercheur à l’EPFZ et à l’Université de Toulouse, principal auteur de l’étude. «Si le recul des glaciers continue de s’accélérer, les populations de pays comme l’Inde et le Bengladesh pourraient être confrontées à des pénuries d’eau ou de nourriture dans quelques décennies».

Les chercheurs ont aussi identifié des zones où les taux de fonte ont ralenti entre 2000 et 2019. Il s’agit de certains glaciers au Groenland, en Islande et en Scandinavie. Cette différence d’évolution a pour origine une anomalie météorologique dans l’Atlantique Nord qui a provoqué des précipitations plus importantes et des températures plus basses entre 2000 et 2019.

L’étude, la première d’une telle ampleur, a été publiée mercredi dans la revue Nature. Les résultats de ces recherches seront inclus dans le prochain rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies qui sera publié cette année.

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5 Commentaires

  • Posté par Draye Jean-Pierre, mercredi 28 avril 2021, 21:56

    Espérons-le, comme on ne peut plus voyager il faut veiller à ce que le climat s'améliore rapidement et significativement en Belgique.

  • Posté par Bouko Christian, mercredi 28 avril 2021, 21:08

    s'évaporer serait plus exact que fondre.

  • Posté par Bouko Christian, mercredi 28 avril 2021, 21:07

    C'est encore plus logique si on tient compte de l'hypothèse solaire pour expliquer le réchauffement climatique , réchauffement prévu depuis les années 1970 par des spécialistes du soleil . La glace peut fondre par sublimation sous l'effet du soleil même par températures négatives !

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 28 avril 2021, 17:51

    Remplacer les centrales nucléaires par des centrales au gaz ne va rien arranger, bien au contraire.

  • Posté par Philippe Pasman, mercredi 28 avril 2021, 17:13

    Quoiqu'on fasse ce phénomène va continuer pendant des décennies, on n'arrête pas la machine en tournant la clé de contact. Ce n'est évidemment pas une raison pour ne rien faire

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