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«Les jeunes des quartiers populaires sont très tôt confrontés à l’image que la société a d’eux»

Enfant des quartiers populaires d’Anderlecht, Souhail connaissait à 14 ans son premier contrôle musclé. À 23 ans, l’expérience du profilage ethnique et social fait toujours partie de sa vie.

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Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 5 min

Le rendez-vous est donné dans un drôle de parc, celui du Scheutveld. « Drôle » parce qu’accolées à la chaussée qui en dessine le contour, des villas quatre façades volumineuses font face aux barres d’immeubles du Peterbos, un des quartiers les plus précarisés de la capitale. Bruxelles, c’est aussi cette violence symbolique qui se donne à voir sur l’espace de cette centaine de mètres. Sur un banc, à la croisée de ces deux univers, Souhail, 23 ans, Anderlechtois pur jus. « Acteur, humoriste, réalisateur, auteur, mais aussi animateur auprès de jeunes », comme il le résume, il vient d’emménager non loin d’ici. Mais c’est surtout du côté du parvis de Saint-Guidon qu’il a appris la vie, raconte-t-il, au gré d’un parcours qu’il dit façonné par la perception raciste de la société à l’égard des jeunes d’origine maghrébine.

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1 Commentaire

  • Posté par Bricourt Noela, dimanche 2 mai 2021, 10:19

    Ses attentes sont positives. Mais elles ne pourront se réaliser que si les enfants qui vivent la même chose deviennent des membres des forces de l'ordre.

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