Accord interprofessionnel 2021-2022 - Les syndicats du métal menacent d'actions

Syndicats et employeurs négocient depuis plusieurs mois les salaires et les conditions de travail dans le secteur privé. Il existe une marge de 0,4% d'augmentation, en plus de l'indexation. Mais pour les syndicats, c'est insuffisant, surtout pour les secteurs qui ont pu garder une bonne activité pendant la crise sanitaire. Les employeurs, quant à eux, parlent de la pire crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale et plaident pour un sens des réalités.

Le gouvernement fédéral avait donné aux partenaires sociaux la possibilité de négocier des primes uniques en plus de cette revalorisation de 0,4% pour les travailleurs des entreprises qui ont suivi les règles pendant la crise. Mais les syndicats ont annoncé mardi que ces négociations avaient échoué. Pour les employeurs, le gouvernement doit maintenant bloquer la marge salariale de 0,4%, sans possibilité de primes supplémentaires. Le ministre du Travail, Pierre-Yves Dermagne, souhaite toujours quant à lui remettre les négociations sur les rails.

Les syndicats chrétien et socialiste du métal ont continué à s'opposer à une marge maximale de 0,4% mercredi. "Cela constitue une marque de mépris pour les travailleurs et travailleuses qui ont fait tourner les entreprises sans relâche tout au long de la crise sanitaire", déclarent-ils.

"C'est pourquoi nous défendons que des accords salariaux forts soient établis au niveau des secteurs sur base d'une marge indicative interprofessionnelle. C'est une question de solidarité. Mais c'est aussi une question de réalisme. Les acteurs sectoriels sont les plus aptes à analyser la situation de leurs secteurs d'activité et déterminer les meilleures modalités d'octroi d'augmentations salariales adaptées à cette réalité."

Les syndicats du métal demandent ainsi au patronat et au gouvernement de prendre leurs responsabilités. "Un autre cadre doit être défini. Pour permettre de vraies augmentations de salaire dans les secteurs et pour trouver une solution crédible dans le dossier des fins de carrière. Les syndicats du métal veulent continuer à tendre la main pour trouver des solutions. Mais ils sont aussi prêts à se remobiliser à tous les niveaux si aucun progrès ne devait avoir lieu."

 
 
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